Le faux vendeur en ligne

Fréquente Un vendeur propose un objet à bon prix, vous fait payer en dehors de la plateforme, puis disparaît sans rien envoyer.

Par où elle arriveSite web, Réseaux sociaux, WhatsApp, Telegram…
Qui est viséAcheteurs en ligne
Ce que vous risquezPerdre de l’argent, Usurpation d’identité
Aussi appeléeobjet jamais livré, arnaque au paiement hors plateforme, faux vendeur Leboncoin

Vous trouvez une bonne affaire sur une plateforme de petites annonces ou sur un réseau social : téléphone, console, voiture, animal… Le vendeur dit qu’il habite loin et qu’il ne peut pas vous montrer l’objet. Il vous demande de payer par virement, par carte prépayée (PCS, Transcash, Neosurf…) ou par un service de transfert d’argent.

Une fois l’argent reçu, il ne répond plus. L’objet n’a jamais existé. Parfois, il demande aussi une copie de votre pièce d’identité « pour la sécurité », ce qui peut servir ensuite à usurper votre identité.

Le piège tient au paiement : en dehors du système de la plateforme, vous perdez sa protection. Vinted, par exemple, indique qu’un achat fait en dehors de son site n’est pas couvert par ses protections. Cybermalveillance.gouv.fr conseille de refuser les moyens de paiement « alternatifs » comme les cartes prépayées et les transferts d’argent.

Comment ça se passe

  1. Le vendeur publie une annonce attirante, souvent moins chère que les autres.
  2. Il dit qu’il ne peut pas se déplacer et propose un envoi par la poste.
  3. Il vous invite à poursuivre sur WhatsApp ou par e-mail.
  4. Il demande un paiement hors plateforme : virement, carte prépayée, transfert d’argent.
  5. Il peut vous envoyer un faux numéro de suivi ou une fausse preuve d’envoi.
  6. Après le paiement, il ne répond plus et l’annonce disparaît.

À quoi ça ressemble

WhatsApp, Telegram…Bonjour, oui la console est neuve sous blister, 220 € seulement car je déménage à l’étranger. Je ne peux pas passer par le site, ils prennent trop de frais. Faites-moi un virement sur mon RIB ou payez avec un coupon PCS et je l’envoie demain avec numéro de suivi. Envoyez-moi aussi une photo de votre carte d’identité pour l’étiquette.
Ce qui doit vous alerter :
  • Prix bien plus bas que le marché
  • Refus du paiement de la plateforme
  • Carte prépayée ou virement demandé
  • Demande de pièce d’identité sans raison
  • Vendeur « loin » qui ne peut pas montrer l’objet

Exemple rédigé par IP73 sur le modèle des messages signalés ; le lien et le numéro sont fictifs.

Les signes qui doivent alerter

  • Le prix est trop beau pour être vrai.
  • Le vendeur refuse la remise en main propre et toute visite.
  • Il veut sortir de la plateforme et de son système de paiement.
  • Il demande une carte prépayée, un mandat ou un transfert d’argent.
  • Le profil est récent, sans historique ni avis.
  • Il vous presse : « d’autres personnes sont intéressées ».

Comment vous protéger

  • Payez uniquement avec le système de paiement de la plateforme.
  • Préférez la remise en main propre, dans un lieu public fréquenté.
  • Vérifiez l’historique, les notes et les avis du vendeur.
  • Cherchez sur internet le numéro de téléphone et l’adresse e-mail du vendeur, avec le mot « arnaque ».
  • Refusez PCS, Transcash, Neosurf, Moneygram, Mandat Cash, Western Union ou Taptap Send.
  • Si vous devez envoyer une pièce d’identité, ajoutez dessus le motif, la date et le destinataire (filigrane).

Vous êtes victime ?

Tout de suite

  1. Contactez votre banque tout de suite pour tenter de bloquer ou rappeler un virement.
  2. Si vous avez payé par carte prépayée, contactez l’émetteur du coupon avec le code.
  3. Si vous avez envoyé une pièce d’identité, notez-le et surveillez les démarches faites à votre nom.

Ensuite

  1. Gardez toutes les preuves : annonce, profil, messages, RIB, reçus de paiement.
  2. Signalez l’annonce et le profil à la plateforme.
  3. Portez plainte en ligne sur THESEE ou au commissariat ou à la gendarmerie.
  4. Pour un conseil, rendez-vous sur 17Cyber (17cyber.gouv.fr).

Vos droits

Un virement ou un paiement que vous avez fait vous-même est une opération autorisée : la banque n’est pas obligée de le rembourser, mais elle peut tenter un rappel des fonds si vous agissez vite. En dehors du système de paiement de la plateforme, vous n’avez pas la protection acheteur de celle-ci.

Qui contacter

Votre banque

Bloque la carte, les accès en ligne et les virements, enregistre la contestation des opérations, et peut demander le retour des fonds d’un virement.

Le numéro figurant au dos de votre carte, dans votre appli ou sur le site officiel de votre banque (jamais un numéro donné dans un SMS ou un appel reçu)

Le site ou l’application concerné

Le réseau social, la messagerie, le site de petites annonces ou la marketplace où l’arnaque a eu lieu. Il doit proposer un moyen de signaler un contenu illicite et peut aider à récupérer un compte.

THESEE (plainte ou signalement en ligne pour certaines arnaques sur internet)

Téléservice du ministère de l’Intérieur pour déposer plainte ou faire un signalement en ligne pour une e-escroquerie. Après validation, vous êtes informé des suites, des aides possibles et de l’arrestation éventuelle de l’auteur.

service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/N31138 ↗

Plainte au commissariat ou à la gendarmerie

Dépôt de plainte sur place (police ou gendarmerie de votre choix), par courrier au procureur de la République, ou par visioplainte pour certaines infractions. Les services sont obligés d’enregistrer votre plainte.

17 ou 112 en cas d’urgence service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1435 ↗

17Cyber

Assistance en ligne pour toutes les victimes de cybermalveillance : un diagnostic en quelques questions, des conseils adaptés, la mise en relation avec un prestataire informatique et, si la menace le justifie, un échange par tchat avec un policier ou un gendarme. Ce n’est pas un dépôt de plainte.

17cyber.gouv.fr ↗

Tous les réflexes selon votre situation →

Saurez-vous la repérer ? Faites le quiz « Arnaque ou pas ? »

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Sources

Fiche vérifiée le 8 novembre 2026.

Ce guide informe ; il ne remplace ni les services officiels ni un avocat. En cas d’urgence ou de danger, appelez le 17.

Sources : services publics (Cybermalveillance.gouv.fr, CERT-FR, DGCCRF, AMF, police, gendarmerie…) et références internationales, citées sur chaque fiche. Les exemples de messages sont rédigés par nos soins à partir des alertes officielles : ils ne reprennent aucun vrai numéro ni lien. Guide revu chaque semaine (notre méthode). Dernière mise à jour : 8 novembre 2026. Données en JSON (CC BY 4.0).