Victime d’une arnaque : que faire ?

Agissez vite : les premières heures comptent, surtout pour bloquer un paiement ou récupérer un compte. Choisissez ce qui vous est arrivé. Vous n’avez pas à avoir honte : ces arnaques sont conçues par des professionnels et piègent chaque jour des personnes très prudentes.

Danger immédiat, menace, extorsion en cours : appelez le 17 (ou le 112). Depuis un téléphone, le 114 par SMS si vous ne pouvez pas parler.

J’ai payé ou fait un virement à un escroc

Tout de suite

  1. Appelez votre banque immédiatement (numéro habituel, appli ou agence) : demandez le blocage du virement s’il n’est pas encore parti, ou une demande de retour des fonds (« recall ») s’il est parti.
  2. Si c’est un escroc qui a fait le virement avec vos codes, dites-le clairement : c’est une opération non autorisée.
  3. Changez le mot de passe de votre banque en ligne et vérifiez la liste de vos bénéficiaires : supprimez ceux que vous ne connaissez pas.
  4. N’envoyez plus d’argent, même si on vous promet de vous rembourser ou de « débloquer » vos fonds contre des frais.

Ensuite

  1. Faites une réclamation écrite à votre banque avec la date, le montant et l’IBAN du bénéficiaire.
  2. Portez plainte : sur THESEE si c’est un faux site, un faux vendeur de petites annonces, un chantage ou un hameçonnage ; sinon au commissariat, à la gendarmerie, ou par plainte en ligne si vous ne connaissez pas l’auteur. Donnez l’IBAN du bénéficiaire.
  3. Pour un faux placement (crypto, livret, trading) : signalez-le à l’AMF Epargne Info Service.
  4. Méfiez-vous des « cabinets de récupération » qui vous contactent ensuite pour récupérer votre argent contre paiement : c’est souvent une deuxième arnaque.
  5. Gardez toutes les preuves (échanges, ordres de virement, relevés).

Vos droits

Si vous avez fait vous-même le virement (vous avez saisi l’IBAN et validé), il est en principe considéré comme « autorisé » : la banque n’est pas obligée de vous le rembourser au titre de l’article L133-18 du Code monétaire et financier. Demandez quand même tout de suite un retour des fonds : il n’est possible que si l’argent est encore sur le compte du bénéficiaire et si celui-ci accepte ou si sa banque le bloque. Si le virement a été fait par l’escroc avec vos identifiants ou après l’ajout d’un bénéficiaire que vous n’avez pas voulu, c’est une opération non autorisée : Ce que dit la loi (Code monétaire et financier). Pour une opération que vous n’avez pas autorisée, la banque doit vous rembourser immédiatement, et au plus tard à la fin du premier jour ouvrable après votre signalement, y compris les frais et agios (art. L133-18). Elle ne peut retarder ce remboursement que si elle a de bonnes raisons de soupçonner une fraude de votre part et qu’elle les communique par écrit à la Banque de France. Depuis l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 15 octobre 2026 (affaire C-70/25), la banque ne peut pas refuser ce remboursement immédiat au motif que vous auriez commis une « négligence grave » : elle doit d’abord rembourser, puis elle peut ensuite vous réclamer les pertes si elle prouve cette négligence grave. C’est toujours à la banque de prouver la négligence grave (art. L133-19 ; Cour de cassation, ch. com., 23 octobre 2024, n° 23-16.267 : pas de négligence grave pour un client trompé par un faux conseiller dont l’appel affichait le vrai numéro de la banque ; les juges apprécient au cas par cas). Délai : vous avez au maximum 13 mois après le débit pour contester (art. L133-24), 70 jours si la banque du bénéficiaire est située hors de l’Espace économique européen. Mais signalez « sans tarder » : selon la CJUE (1er août 2025, C-665/23) et la Cour de cassation (14 janvier 2026, n° 22-14.822), un retard volontaire ou par négligence grave peut faire perdre le remboursement, même dans les 13 mois. Depuis le 9 octobre 2025, votre banque doit vérifier avant chaque virement SEPA que le nom du bénéficiaire correspond à l’IBAN (« vérification du bénéficiaire ») : si une alerte de non-concordance s’affiche, arrêtez-vous.

Qui contacter

Votre banque

Bloque la carte, les accès en ligne et les virements, enregistre la contestation des opérations, et peut demander le retour des fonds d’un virement.

Le numéro figurant au dos de votre carte, dans votre appli ou sur le site officiel de votre banque (jamais un numéro donné dans un SMS ou un appel reçu)

THESEE (plainte ou signalement en ligne pour certaines arnaques sur internet)

Téléservice du ministère de l’Intérieur pour déposer plainte ou faire un signalement en ligne pour une e-escroquerie. Après validation, vous êtes informé des suites, des aides possibles et de l’arrestation éventuelle de l’auteur.

service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/N31138 ↗

Plainte au commissariat ou à la gendarmerie

Dépôt de plainte sur place (police ou gendarmerie de votre choix), par courrier au procureur de la République, ou par visioplainte pour certaines infractions. Les services sont obligés d’enregistrer votre plainte.

17 ou 112 en cas d’urgence service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1435 ↗

Plainte en ligne (remplace la pré-plainte en ligne)

Dépôt de plainte à distance sur Ma Sécurité pour une atteinte aux biens dont l’auteur est inconnu (vol, escroquerie hors certaines arnaques internet, abus de confiance, dégradation…). Si la déclaration est acceptée, une copie numérique du procès-verbal est mise en ligne.

masecurite.interieur.gouv.fr/fr/demarches-en-ligne/plainte-en-ligne ↗

AMF Epargne Info Service

Service de l’Autorité des marchés financiers qui répond aux questions sur les placements financiers, les intermédiaires et les possibles arnaques à l’investissement (avant d’investir ou après). Il ne donne pas de conseil en investissement.

01 53 45 62 00 (+33 1 53 45 62 00), prix d’un appel local amf-france.org/fr/espace-epargnants/lamf-et-vous/epargne-info-service ↗

Assurance Banque Épargne Info Service (ABE IS)

Service commun de l’ACPR, de l’AMF et de la Banque de France qui informe sur les produits bancaires (comptes, crédit, livrets), l’assurance et l’épargne, et vérifie si un organisme est autorisé.

34 14 (numéro unique de la Banque de France pour les particuliers ; prix d’un appel local, non surtaxé) abe-infoservice.fr ↗

France Victimes – 116 006

Numéro national d’aide aux victimes (ministère de la Justice) : écoute, information sur vos droits et orientation vers l’association d’aide aux victimes la plus proche, qui peut vous accompagner gratuitement, y compris pour porter plainte.

116 006 (service et appel gratuits) france-victimes.fr ↗

17Cyber

Assistance en ligne pour toutes les victimes de cybermalveillance : un diagnostic en quelques questions, des conseils adaptés, la mise en relation avec un prestataire informatique et, si la menace le justifie, un échange par tchat avec un policier ou un gendarme. Ce n’est pas un dépôt de plainte.

17cyber.gouv.fr ↗

Sources : www.service-public.gouv.fr, curia.europa.eu, www.legifrance.gouv.fr, www.cybermalveillance.gouv.fr, www.inc-conso.fr, www.service-public.gouv.fr

J’ai donné mes identifiants ou un code reçu par SMS

Tout de suite

  1. Si c’est votre banque : appelez-la tout de suite par son numéro habituel, faites bloquer l’accès en ligne et, au moindre doute, faites opposition sur votre carte.
  2. Changez le mot de passe du compte concerné et de tous les comptes où vous utilisiez le même mot de passe. Commencez par votre e-mail.
  3. Activez la double authentification là où c’est possible.
  4. Si le code venait de votre opérateur ou si votre téléphone perd le réseau, appelez votre opérateur : votre ligne a peut-être été détournée.

Ensuite

  1. Vérifiez vos relevés, vos bénéficiaires de virement et l’historique de connexion de vos comptes.
  2. Contestez par écrit toute opération que vous n’avez pas faite.
  3. Portez plainte : l’hameçonnage fait partie des cas acceptés sur THESEE ; sinon au commissariat ou à la gendarmerie.
  4. Signalez le SMS au 33700, l’e-mail à Signal Spam et le faux site à Phishing Initiative.
  5. Surveillez les messages suivants : les escrocs rappellent souvent en se faisant passer pour la banque ou la police.

Vos droits

Avoir donné un code ne vous fait pas perdre automatiquement vos droits. Ce que dit la loi (Code monétaire et financier). Pour une opération que vous n’avez pas autorisée, la banque doit vous rembourser immédiatement, et au plus tard à la fin du premier jour ouvrable après votre signalement, y compris les frais et agios (art. L133-18). Elle ne peut retarder ce remboursement que si elle a de bonnes raisons de soupçonner une fraude de votre part et qu’elle les communique par écrit à la Banque de France. Depuis l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 15 octobre 2026 (affaire C-70/25), la banque ne peut pas refuser ce remboursement immédiat au motif que vous auriez commis une « négligence grave » : elle doit d’abord rembourser, puis elle peut ensuite vous réclamer les pertes si elle prouve cette négligence grave. C’est toujours à la banque de prouver la négligence grave (art. L133-19 ; Cour de cassation, ch. com., 23 octobre 2024, n° 23-16.267 : pas de négligence grave pour un client trompé par un faux conseiller dont l’appel affichait le vrai numéro de la banque ; les juges apprécient au cas par cas). Délai : vous avez au maximum 13 mois après le débit pour contester (art. L133-24), 70 jours si la banque du bénéficiaire est située hors de l’Espace économique européen. Mais signalez « sans tarder » : selon la CJUE (1er août 2025, C-665/23) et la Cour de cassation (14 janvier 2026, n° 22-14.822), un retard volontaire ou par négligence grave peut faire perdre le remboursement, même dans les 13 mois.

Qui contacter

Votre banque

Bloque la carte, les accès en ligne et les virements, enregistre la contestation des opérations, et peut demander le retour des fonds d’un virement.

Le numéro figurant au dos de votre carte, dans votre appli ou sur le site officiel de votre banque (jamais un numéro donné dans un SMS ou un appel reçu)

Serveur interbancaire d’opposition à carte bancaire

Bloque immédiatement votre carte bancaire (perte, vol, fraude). Vous recevez un numéro d’enregistrement qui date votre opposition : gardez-le.

0 892 705 705 (numéro majoré : coût d’un appel vers un fixe + service payant) service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F31324 ↗

Votre opérateur mobile

Peut bloquer votre ligne ou votre carte SIM, vérifier un changement de SIM suspect, et filtrer certains numéros.

Le numéro du service client indiqué sur votre facture, votre espace client ou l’appli officielle

THESEE (plainte ou signalement en ligne pour certaines arnaques sur internet)

Téléservice du ministère de l’Intérieur pour déposer plainte ou faire un signalement en ligne pour une e-escroquerie. Après validation, vous êtes informé des suites, des aides possibles et de l’arrestation éventuelle de l’auteur.

service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/N31138 ↗

Plainte au commissariat ou à la gendarmerie

Dépôt de plainte sur place (police ou gendarmerie de votre choix), par courrier au procureur de la République, ou par visioplainte pour certaines infractions. Les services sont obligés d’enregistrer votre plainte.

17 ou 112 en cas d’urgence service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1435 ↗

33700 (signalement des SMS et appels indésirables)

Plateforme des opérateurs pour signaler les SMS, MMS et appels indésirables ou frauduleux. Les signalements sont transmis chaque jour aux opérateurs, qui peuvent couper les numéros en cause.

33700 : transférez le SMS suspect par SMS au 33700 (service gratuit) 33700.fr ↗

Signal Spam

Association (partenaire de la CNIL et des autorités) qui collecte les signalements de courriels indésirables et d’hameçonnage et les transmet aux acteurs capables d’agir.

signal-spam.fr ↗

Phishing Initiative

Service où chacun peut signaler l’adresse d’un site d’hameçonnage francophone. Après vérification par le CERT Orange Cyberdefense, l’adresse est bloquée dans les navigateurs partenaires.

phishing-initiative.eu ↗

17Cyber

Assistance en ligne pour toutes les victimes de cybermalveillance : un diagnostic en quelques questions, des conseils adaptés, la mise en relation avec un prestataire informatique et, si la menace le justifie, un échange par tchat avec un policier ou un gendarme. Ce n’est pas un dépôt de plainte.

17cyber.gouv.fr ↗

Sources : www.cybermalveillance.gouv.fr, www.cybermalveillance.gouv.fr, www.service-public.gouv.fr, curia.europa.eu, www.legifrance.gouv.fr

J’ai envoyé mes papiers d’identité (ou ils ont été volés)

Tout de suite

  1. Gardez une trace de ce que vous avez envoyé, à qui et quand (captures d’écran, e-mails).
  2. Si vous avez aussi envoyé un RIB, un avis d’imposition ou des fiches de paie, prévenez votre banque et, si besoin, votre employeur.
  3. Si les papiers ont été perdus ou volés, déclarez-le (perte en mairie ou en ligne selon le titre, vol au commissariat ou à la gendarmerie) avant de refaire le titre.

Ensuite

  1. En cas de simple soupçon, déposez une main courante pour dater les faits.
  2. Dès qu’un acte est fait à votre nom (crédit, compte, abonnement, amende), portez plainte avec toutes les preuves.
  3. Vérifiez les comptes ouverts à votre nom (FICOBA, via la messagerie de votre espace sur impots.gouv.fr) et votre inscription éventuelle à la Banque de France (FCC, FICP). Refaites la vérification de temps en temps.
  4. Prévenez les organismes concernés (Caf, Assurance maladie, impôts, caisse de retraite…) et envoyez aux organismes qui vous réclament de l’argent une attestation sur l’honneur avec la copie de votre plainte.
  5. Pour la suite : générez des justificatifs d’identité avec l’application France Identité plutôt que d’envoyer des photocopies, et ajoutez un filigrane sur toute copie (destinataire, date, usage).

Vos droits

L’usurpation d’identité est un délit (1 an de prison et 15 000 € d’amende, art. 226-4-1 du Code pénal). Vous n’avez pas à payer les dettes contractées à votre nom par un usurpateur, mais c’est souvent à vous d’apporter la preuve de l’usurpation : d’où l’importance de la plainte et des preuves.

Qui contacter

Usurpation d’identité : démarches officielles

Les étapes officielles quand quelqu’un utilise vos données ou vos papiers : main courante en cas de soupçon, plainte dès qu’un acte est fait à votre nom, alerte des banques et administrations, vérification des fichiers FICOBA, FCC et FICP.

34 14 (Banque de France, pour vérifier votre inscription au FCC ou au FICP ; prix d’un appel local) service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F37944 ↗

Plainte au commissariat ou à la gendarmerie

Dépôt de plainte sur place (police ou gendarmerie de votre choix), par courrier au procureur de la République, ou par visioplainte pour certaines infractions. Les services sont obligés d’enregistrer votre plainte.

17 ou 112 en cas d’urgence service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1435 ↗

Votre banque

Bloque la carte, les accès en ligne et les virements, enregistre la contestation des opérations, et peut demander le retour des fonds d’un virement.

Le numéro figurant au dos de votre carte, dans votre appli ou sur le site officiel de votre banque (jamais un numéro donné dans un SMS ou un appel reçu)

Assurance Banque Épargne Info Service (ABE IS)

Service commun de l’ACPR, de l’AMF et de la Banque de France qui informe sur les produits bancaires (comptes, crédit, livrets), l’assurance et l’épargne, et vérifie si un organisme est autorisé.

34 14 (numéro unique de la Banque de France pour les particuliers ; prix d’un appel local, non surtaxé) abe-infoservice.fr ↗

CNIL

Autorité de protection des données personnelles. Elle reçoit les plaintes (données non supprimées, démarchage qui continue après opposition, publication non retirée) et aide à faire retirer des contenus qui usurpent votre identité.

01 53 73 22 22 (+33 1 53 73 22 22) cnil.fr/fr/plaintes ↗

17Cyber

Assistance en ligne pour toutes les victimes de cybermalveillance : un diagnostic en quelques questions, des conseils adaptés, la mise en relation avec un prestataire informatique et, si la menace le justifie, un échange par tchat avec un policier ou un gendarme. Ce n’est pas un dépôt de plainte.

17cyber.gouv.fr ↗

Sources : www.service-public.gouv.fr, www.banque-france.fr, france-identite.gouv.fr

Mon compte e-mail, réseau social ou WhatsApp est piraté

Tout de suite

  1. Essayez de reprendre le compte avec la procédure officielle « compte piraté » ou « mot de passe oublié » du service (depuis l’appli ou le site officiel, pas depuis un lien reçu).
  2. Changez le mot de passe et activez la double authentification. Déconnectez les autres appareils.
  3. Prévenez vos proches par un autre moyen : le pirate peut leur demander de l’argent ou un code en se faisant passer pour vous.
  4. Si c’est votre e-mail : changez aussi les mots de passe des comptes liés (banque, achats), car le pirate peut les réinitialiser.

Ensuite

  1. Vérifiez les règles de transfert et les adresses de récupération ajoutées dans votre messagerie.
  2. Signalez le piratage à la plateforme concernée.
  3. Si le pirate a contacté vos proches avec votre identité ou demandé de l’argent, portez plainte : c’est un cas accepté sur THESEE ; sinon au commissariat ou à la gendarmerie.
  4. Gardez des captures d’écran des messages envoyés en votre nom.
  5. 17Cyber peut vous guider étape par étape.

Qui contacter

Le site ou l’application concerné

Le réseau social, la messagerie, le site de petites annonces ou la marketplace où l’arnaque a eu lieu. Il doit proposer un moyen de signaler un contenu illicite et peut aider à récupérer un compte.

17Cyber

Assistance en ligne pour toutes les victimes de cybermalveillance : un diagnostic en quelques questions, des conseils adaptés, la mise en relation avec un prestataire informatique et, si la menace le justifie, un échange par tchat avec un policier ou un gendarme. Ce n’est pas un dépôt de plainte.

17cyber.gouv.fr ↗

THESEE (plainte ou signalement en ligne pour certaines arnaques sur internet)

Téléservice du ministère de l’Intérieur pour déposer plainte ou faire un signalement en ligne pour une e-escroquerie. Après validation, vous êtes informé des suites, des aides possibles et de l’arrestation éventuelle de l’auteur.

service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/N31138 ↗

Plainte au commissariat ou à la gendarmerie

Dépôt de plainte sur place (police ou gendarmerie de votre choix), par courrier au procureur de la République, ou par visioplainte pour certaines infractions. Les services sont obligés d’enregistrer votre plainte.

17 ou 112 en cas d’urgence service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1435 ↗

PHAROS (internet-signalement.gouv.fr)

Plateforme du ministère de l’Intérieur pour signaler les contenus illicites publics sur internet : mise en danger des personnes, terrorisme, menaces, pédocriminalité, haine, traite des êtres humains, trafics, cruauté envers les animaux, escroquerie en ligne.

internet-signalement.gouv.fr ↗

Cybermalveillance.gouv.fr

Le dispositif national d’assistance et de prévention en cybersécurité (GIP ACYMA). Il publie des fiches « que faire » par menace, des alertes, et donne accès à 17Cyber et à des prestataires référencés.

cybermalveillance.gouv.fr ↗

Sources : www.17cyber.gouv.fr, www.service-public.gouv.fr, www.internet-signalement.gouv.fr

On me fait chanter (photos, vidéos, « webcam piratée »)

Tout de suite

  1. Ne payez pas : payer n’arrête pas le chantage, au contraire.
  2. Arrêtez tout échange avec la personne, mais ne supprimez rien : faites des captures d’écran (profil, messages, demandes de paiement, adresses de portefeuille).
  3. Bloquez la personne et signalez le profil sur la plateforme.
  4. Si vous êtes en détresse ou en danger, appelez le 17 ou le 112.

Ensuite

  1. Portez plainte : le chantage, y compris dans une relation amoureuse ou amicale en ligne, est un cas accepté sur THESEE ; ou au commissariat ou à la gendarmerie.
  2. Si on vous écrit que votre webcam a été piratée sans aucune preuve, c’est souvent un e-mail envoyé en masse : changez le mot de passe cité s’il est réel.
  3. Pour faire retirer une image publiée : signalez-la à la plateforme ; un mineur peut se faire aider par le 3018.
  4. Vous pouvez être soutenu gratuitement par France Victimes au 116 006.

Qui contacter

THESEE (plainte ou signalement en ligne pour certaines arnaques sur internet)

Téléservice du ministère de l’Intérieur pour déposer plainte ou faire un signalement en ligne pour une e-escroquerie. Après validation, vous êtes informé des suites, des aides possibles et de l’arrestation éventuelle de l’auteur.

service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/N31138 ↗

Plainte au commissariat ou à la gendarmerie

Dépôt de plainte sur place (police ou gendarmerie de votre choix), par courrier au procureur de la République, ou par visioplainte pour certaines infractions. Les services sont obligés d’enregistrer votre plainte.

17 ou 112 en cas d’urgence service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1435 ↗

Le site ou l’application concerné

Le réseau social, la messagerie, le site de petites annonces ou la marketplace où l’arnaque a eu lieu. Il doit proposer un moyen de signaler un contenu illicite et peut aider à récupérer un compte.

3018 (e-Enfance)

Numéro national contre le cyberharcèlement et les violences numériques : écoute, conseils, et aide pour faire supprimer des contenus ou des comptes (cyberharcèlement, sextorsion, chantage, usurpation…).

3018 (gratuit, anonyme, confidentiel) e-enfance.org/le3018 ↗

France Victimes – 116 006

Numéro national d’aide aux victimes (ministère de la Justice) : écoute, information sur vos droits et orientation vers l’association d’aide aux victimes la plus proche, qui peut vous accompagner gratuitement, y compris pour porter plainte.

116 006 (service et appel gratuits) france-victimes.fr ↗

17Cyber

Assistance en ligne pour toutes les victimes de cybermalveillance : un diagnostic en quelques questions, des conseils adaptés, la mise en relation avec un prestataire informatique et, si la menace le justifie, un échange par tchat avec un policier ou un gendarme. Ce n’est pas un dépôt de plainte.

17cyber.gouv.fr ↗

PHAROS (internet-signalement.gouv.fr)

Plateforme du ministère de l’Intérieur pour signaler les contenus illicites publics sur internet : mise en danger des personnes, terrorisme, menaces, pédocriminalité, haine, traite des êtres humains, trafics, cruauté envers les animaux, escroquerie en ligne.

internet-signalement.gouv.fr ↗

Sources : www.service-public.gouv.fr, www.service-public.gouv.fr, e-enfance.org

Un logiciel suspect, ou mon ordinateur est bloqué

Tout de suite

  1. Faux message « ordinateur bloqué » avec un numéro à appeler : n’appelez pas. Fermez le navigateur (ou redémarrez l’appareil).
  2. Si vous avez laissé quelqu’un prendre la main à distance : coupez internet, désinstallez le logiciel de prise en main et changez vos mots de passe depuis un autre appareil.
  3. Si vous avez payé ou donné votre carte : faites opposition tout de suite.
  4. Rançongiciel (fichiers chiffrés, rançon demandée) : débranchez l’appareil du réseau et ne payez pas.

Ensuite

  1. Faites une analyse antivirus complète et mettez à jour vos appareils.
  2. Vérifiez vos comptes bancaires et contestez les opérations inconnues.
  3. Rançongiciel : cherchez une solution de déchiffrement gratuite, gardez des preuves (message de rançon, fichiers chiffrés), puis signalez-le ou portez plainte sur THESEE (plainte recevable si de l’argent a été demandé).
  4. Faites-vous aider par un prestataire via 17Cyber.
  5. Sur un appareil professionnel, prévenez tout de suite le service informatique.

Qui contacter

17Cyber

Assistance en ligne pour toutes les victimes de cybermalveillance : un diagnostic en quelques questions, des conseils adaptés, la mise en relation avec un prestataire informatique et, si la menace le justifie, un échange par tchat avec un policier ou un gendarme. Ce n’est pas un dépôt de plainte.

17cyber.gouv.fr ↗

Cybermalveillance.gouv.fr

Le dispositif national d’assistance et de prévention en cybersécurité (GIP ACYMA). Il publie des fiches « que faire » par menace, des alertes, et donne accès à 17Cyber et à des prestataires référencés.

cybermalveillance.gouv.fr ↗

Serveur interbancaire d’opposition à carte bancaire

Bloque immédiatement votre carte bancaire (perte, vol, fraude). Vous recevez un numéro d’enregistrement qui date votre opposition : gardez-le.

0 892 705 705 (numéro majoré : coût d’un appel vers un fixe + service payant) service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F31324 ↗

Votre banque

Bloque la carte, les accès en ligne et les virements, enregistre la contestation des opérations, et peut demander le retour des fonds d’un virement.

Le numéro figurant au dos de votre carte, dans votre appli ou sur le site officiel de votre banque (jamais un numéro donné dans un SMS ou un appel reçu)

THESEE (plainte ou signalement en ligne pour certaines arnaques sur internet)

Téléservice du ministère de l’Intérieur pour déposer plainte ou faire un signalement en ligne pour une e-escroquerie. Après validation, vous êtes informé des suites, des aides possibles et de l’arrestation éventuelle de l’auteur.

service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/N31138 ↗

Plainte au commissariat ou à la gendarmerie

Dépôt de plainte sur place (police ou gendarmerie de votre choix), par courrier au procureur de la République, ou par visioplainte pour certaines infractions. Les services sont obligés d’enregistrer votre plainte.

17 ou 112 en cas d’urgence service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1435 ↗

Sources : www.service-public.gouv.fr, www.17cyber.gouv.fr, www.cybermalveillance.gouv.fr

Mon entreprise est victime

Tout de suite

  1. Faux virement (faux fournisseur, faux RIB, « fraude au président ») : appelez votre banque tout de suite pour bloquer ou rappeler le virement.
  2. Piratage ou rançongiciel : isolez les machines du réseau sans les éteindre si possible, prévenez votre prestataire informatique, ne payez pas.
  3. Changez les mots de passe des comptes touchés (messagerie, banque, outils en ligne) et activez la double authentification.

Ensuite

  1. Lancez un diagnostic sur 17Cyber (ouvert aux entreprises) pour être orienté vers un prestataire.
  2. Portez plainte au nom de l’entreprise (commissariat, gendarmerie, ou procureur par courrier).
  3. Si des données personnelles (clients, salariés) ont pu fuir, notifiez la violation à la CNIL quand il existe un risque pour les personnes concernées.
  4. Prévenez vos clients et fournisseurs si de faux messages circulent en votre nom.
  5. Gardez les preuves (e-mails avec en-têtes, journaux, demandes de rançon, ordres de virement).

Vos droits

Un virement ordonné par l’entreprise elle-même est en principe « autorisé » et difficile à récupérer : agissez dans l’heure pour demander un retour des fonds. Pour un paiement vraiment non autorisé, les règles des articles L133-18 et L133-19 du Code monétaire et financier s’appliquent aussi aux clients professionnels, mais le contrat peut prévoir des règles différentes sur certains points ; la Cour de cassation a jugé le 12 juin 2025 (n° 24-13.777) dans un dossier de faux conseiller touchant une entreprise qu’il revenait à la banque de prouver la négligence grave.

Qui contacter

Votre banque

Bloque la carte, les accès en ligne et les virements, enregistre la contestation des opérations, et peut demander le retour des fonds d’un virement.

Le numéro figurant au dos de votre carte, dans votre appli ou sur le site officiel de votre banque (jamais un numéro donné dans un SMS ou un appel reçu)

17Cyber

Assistance en ligne pour toutes les victimes de cybermalveillance : un diagnostic en quelques questions, des conseils adaptés, la mise en relation avec un prestataire informatique et, si la menace le justifie, un échange par tchat avec un policier ou un gendarme. Ce n’est pas un dépôt de plainte.

17cyber.gouv.fr ↗

Cybermalveillance.gouv.fr

Le dispositif national d’assistance et de prévention en cybersécurité (GIP ACYMA). Il publie des fiches « que faire » par menace, des alertes, et donne accès à 17Cyber et à des prestataires référencés.

cybermalveillance.gouv.fr ↗

Plainte au commissariat ou à la gendarmerie

Dépôt de plainte sur place (police ou gendarmerie de votre choix), par courrier au procureur de la République, ou par visioplainte pour certaines infractions. Les services sont obligés d’enregistrer votre plainte.

17 ou 112 en cas d’urgence service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1435 ↗

CNIL

Autorité de protection des données personnelles. Elle reçoit les plaintes (données non supprimées, démarchage qui continue après opposition, publication non retirée) et aide à faire retirer des contenus qui usurpent votre identité.

01 53 73 22 22 (+33 1 53 73 22 22) cnil.fr/fr/plaintes ↗

THESEE (plainte ou signalement en ligne pour certaines arnaques sur internet)

Téléservice du ministère de l’Intérieur pour déposer plainte ou faire un signalement en ligne pour une e-escroquerie. Après validation, vous êtes informé des suites, des aides possibles et de l’arrestation éventuelle de l’auteur.

service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/N31138 ↗

Sources : www.cybermalveillance.gouv.fr, www.service-public.gouv.fr, www.service-public.gouv.fr, consultation.avocat.fr

Un mineur est victime

Tout de suite

  1. Rassurez l’enfant : il n’est pas coupable. Ne le punissez pas, sinon il ne parlera plus.
  2. Ne payez pas en cas de chantage, et gardez les preuves (captures d’écran) sans les partager autour de vous.
  3. Appelez le 3018 (gratuit, 7j/7 de 9h à 23h) pour être conseillé et aidé à faire retirer des contenus ou des comptes.
  4. Si l’enfant est en danger : 119 (24h/24) ; danger immédiat : 17 ou 112.

Ensuite

  1. Un mineur peut porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie, seul ou accompagné ; ses parents peuvent aussi porter plainte en son nom. Un mineur ne peut pas porter plainte sur THESEE (il peut seulement y faire un signalement).
  2. Signalez le profil ou le contenu à la plateforme, et sur PHAROS s’il s’agit de pédocriminalité ou de corruption de mineur : ne cherchez pas vous-même d’autres contenus.
  3. Si l’argent ou la carte des parents est en jeu, suivez aussi le parcours « carte » ou « virement ».
  4. France Victimes (116 006) peut accompagner la famille.

Qui contacter

3018 (e-Enfance)

Numéro national contre le cyberharcèlement et les violences numériques : écoute, conseils, et aide pour faire supprimer des contenus ou des comptes (cyberharcèlement, sextorsion, chantage, usurpation…).

3018 (gratuit, anonyme, confidentiel) e-enfance.org/le3018 ↗

Plainte au commissariat ou à la gendarmerie

Dépôt de plainte sur place (police ou gendarmerie de votre choix), par courrier au procureur de la République, ou par visioplainte pour certaines infractions. Les services sont obligés d’enregistrer votre plainte.

17 ou 112 en cas d’urgence service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1435 ↗

PHAROS (internet-signalement.gouv.fr)

Plateforme du ministère de l’Intérieur pour signaler les contenus illicites publics sur internet : mise en danger des personnes, terrorisme, menaces, pédocriminalité, haine, traite des êtres humains, trafics, cruauté envers les animaux, escroquerie en ligne.

internet-signalement.gouv.fr ↗

Le site ou l’application concerné

Le réseau social, la messagerie, le site de petites annonces ou la marketplace où l’arnaque a eu lieu. Il doit proposer un moyen de signaler un contenu illicite et peut aider à récupérer un compte.

France Victimes – 116 006

Numéro national d’aide aux victimes (ministère de la Justice) : écoute, information sur vos droits et orientation vers l’association d’aide aux victimes la plus proche, qui peut vous accompagner gratuitement, y compris pour porter plainte.

116 006 (service et appel gratuits) france-victimes.fr ↗

THESEE (plainte ou signalement en ligne pour certaines arnaques sur internet)

Téléservice du ministère de l’Intérieur pour déposer plainte ou faire un signalement en ligne pour une e-escroquerie. Après validation, vous êtes informé des suites, des aides possibles et de l’arrestation éventuelle de l’auteur.

service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/N31138 ↗

Sources : e-enfance.org, www.service-public.gouv.fr, www.service-public.gouv.fr, www.internet-signalement.gouv.fr

Ce guide informe ; il ne remplace ni les services officiels ni un avocat. En cas d’urgence ou de danger, appelez le 17.

Sources : services publics (Cybermalveillance.gouv.fr, CERT-FR, DGCCRF, AMF, police, gendarmerie…) et références internationales, citées sur chaque fiche. Les exemples de messages sont rédigés par nos soins à partir des alertes officielles : ils ne reprennent aucun vrai numéro ni lien. Guide revu chaque semaine (notre méthode). Dernière mise à jour : 8 novembre 2026. Données en JSON (CC BY 4.0).