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Une caméra de surveillance est fixée au mur dans un intérieur.

Thrive Holdings rachète ADT pour 15,3 milliards de dollars

ADT, le fournisseur américain de solutions de sécurité domestique, est en passe de devenir une entité privée suite à son acquisition par Thrive Holdings. Les actionnaires d’ADT recevront 10 dollars par action en espèces, ce qui représente une prime de 45,6 % par rapport au prix de clôture non affecté de 6,87 dollars en octobre 2026.

L’accord, annoncé le 29 octobre 2026, valorise ADT à environ 7,6 milliards de dollars en valeur d’équité et à 15,3 milliards de dollars en valeur d’entreprise. Le conseil d’administration d’ADT l’a approuvé à l’unanimité. Joshua Kushner dirige Thrive Holdings, une société de capital permanent qui cherche à investir dans des entreprises établies sur le long terme.

Cette opération vise à combiner les plus de 150 ans d’expérience d’ADT dans la sécurité, son réseau national de professionnels, avec les capacités d’ingénierie et le capital de Thrive Holdings. L’ambition affichée est de donner à ADT plus de flexibilité pour accélérer l’innovation et améliorer l’expérience client, grâce à cette structure de propriété stable. Kareem Zaki, partenaire chez Thrive Holdings, a insisté sur cette volonté : « Nous avons l’intention de bâtir sur cette fondation en renforçant les capacités technologiques et de produits d’ADT, avec le capital et la patience d’investir sur des décennies. »

Photographie de nature morte minimaliste montrant un clavier de sécurité domotique noir sur une surface en bois sombre sous une lumière rasante.

L’intégration technologique et les garde-fous de données

Thrive Holdings, qui détient déjà plus de 75 entreprises dans les secteurs de la comptabilité, des services informatiques et du bâtiment, fera d’ADT le socle de sa division de sécurité pour la maison intelligente. Les équipes d’ingénierie de Thrive travailleront avec les professionnels d’ADT pour trouver des pistes technologiques. Les discussions portent notamment sur l’utilisation de nouvelles technologies pour réduire les fausses alertes et rendre les notifications plus informatives.

Malgré cette orientation vers la technologie, Thrive Holdings a garanti que les politiques de protection des données et de confidentialité d’ADT ne changeraient pas. Anuj Mehndiratta, partenaire de Thrive Holdings, a rappelé que « Protéger les maisons des clients signifie aussi protéger leurs données. »

On note d’ailleurs que les techniciens d’ADT sont déjà en contact avec des produits de concurrents. Ils installent des dispositifs Google Nest et des appareils de la nouvelle gamme intelligente d’Apple, dont le hub HomeView à 299 dollars. Ce positionnement montre que le terrain est déjà prêt pour une intégration technologique poussée, même si aucune annonce de nouveaux produits spécifiques n’a été faite par les deux entités.

Calendrier et financement de l’acquisition

La finalisation de cette acquisition est soumise à l’approbation des actionnaires d’ADT et à l’aval des régulateurs antitrust américains. La date cible pour la clôture est fixée au premier trimestre 2027. D’ici là, ADT continue de fonctionner de manière indépendante. Il est précisé qu’ADT peut, jusqu’au 28 novembre 2026, solliciter des offres de tiers pendant trente jours, avec une possibilité d’extension de dix jours pour certains soumissionnaires.

Les fonds nécessaires à cette opération sont fournis exclusivement par des fonds gérés par des affiliés d’Apollo Global Management, Inc. Il est intéressant de rappeler qu’Apollo a déjà été impliqué dans le passé d’ADT, ayant pris l’entreprise en société privée en 2016 avant de la remettre en bourse en 2018.

Indicateur Valeur Note
Prix par action (en espèces) 10,00 dollars Prime de 45,6 %
Valeur d’équité (estimée) 7,6 milliards de dollars Base de la transaction
Valeur d’entreprise (estimée) 15,3 milliards de dollars Montant total de l’accord
Date de clôture prévue Premier trimestre 2027 Soumis aux conditions usuelles

Ce que la structure de capital permanente implique

Le choix de Thrive Holdings d’adopter un modèle de capital permanent la distingue des sociétés de capital-investissement classiques. Cette structure permet à l’entreprise d’investir dans des actifs sur une durée beaucoup plus longue, offrant à ADT une flexibilité pour développer ses offres et son capital humain. Ce modèle contraste avec le cycle de sortie rapide des fonds privés.

De plus, Thrive Holdings bénéficie de partenariats stratégiques, notamment avec OpenAI, qui fournit des modèles d’IA et des ingénieurs aux sociétés du groupe. Cette alliance suggère que l’amélioration des systèmes de sécurité d’ADT sera fortement orientée par l’intelligence artificielle, même si les détails concrets de ces développements restent en suspens. Par ailleurs, le troisième trimestre 2026 d’ADT sera publié le 3 novembre 2026, sans séance de questions-réponses prévue lors de la conférence téléphonique, compte tenu de l’annonce de l’acquisition.

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Illustration vectorielle stylisée d'un châssis de voiture électrique sur une chaîne de montage minimaliste.

Volkswagen : perte de 5,8 milliards d’euros au T3, pression sur les marges

La perte de 5,8 milliards d’euros après impôts au troisième trimestre confirme une période délicate pour le constructeur allemand. Ce résultat, publié dans le cadre des chiffres semestriels, est le plus important enregistré depuis la fin de 2015, selon des informations relayées par Reuters. Ce déficit trimestriel est largement imputable à une dépréciation de 6,4 milliards d’euros concernant Porsche, un ajustement non monétaire de la juste valeur de la marque dans les livres comptables du groupe.

Les difficultés ne sont pas uniquement liées au luxe. Le déclin des ventes en Chine, qui était autrefois un moteur de profit pour Volkswagen, ajoute une pression considérable. Le trafic sur le territoire chinois a chuté de 38,5 % au troisième trimestre, un phénomène accentué par une concurrence tarifaire locale féroce. Parallèlement, les tarifs douaniers américains ont grevé le résultat d’environ 2,1 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année.

Malgré ces vents contraires, le groupe continue de pousser sa stratégie d’électrification. Il est vrai que les modèles entièrement électriques représentent déjà près de 40 % de la commande globale en Europe, tirés par des prix de carburant élevés et l’arrivée de véhicules d’entrée de gamme abordables. Cependant, Arno Antlitz, directeur financier, souligne que cette réussite commerciale crée une tension financière : « le succès de nos véhicules électriques exerce une pression supplémentaire sur nos bénéfices, car nous réalisons actuellement moins de revenus avec les modèles électriques qu’avec ceux à moteur thermique », a-t-il déclaré.

Photographie d'une réunion d'entreprise où des mains analysent des graphiques financiers sur une table en bois.

En réaction à ce tableau, Volkswagen maintient son objectif de revenus pour 2026 à environ 315 milliards d’euros, tout en anticipant un rendement opérationnel de l’ordre de 1 %. Ce maintien de prévisions, malgré les pertes, s’accompagne d’un plan de restructuration massif. Pour maîtriser les coûts, le groupe prévoit un programme budgétisé à 31 milliards d’euros, impliquant une réduction des modèles et une rationalisation des usines, ce qui pourrait toucher jusqu’à 100 000 emplois allemands.

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