Le faux abonnement ou l’échec de paiement
Fréquente Un faux message d’un service connu annonce un paiement refusé, un renouvellement ou un abonnement souscrit à votre nom, pour vous faire saisir votre carte ou appeler un faux service client.
| Par où elle arrive | E-mail, SMS, Téléphone |
|---|---|
| Qui est visé | Tout le monde |
| Ce que vous risquez | Coordonnées bancaires, Perdre de l’argent, Un compte piraté, Un appareil infecté |
| Aussi appelée | faux échec de paiement, faux renouvellement d’abonnement, fausse confirmation de prélèvement, faux remboursement fournisseur d’énergie |
Le message reprend le logo d’un service que beaucoup de gens utilisent : plateforme de vidéo, chaîne payante, opérateur, fournisseur d’énergie, antivirus, site de vente. Il annonce un « échec de paiement » qui va couper votre abonnement, un « renouvellement » coûteux que vous n’avez pas demandé, ou un trop-perçu à rembourser. Un lien mène vers une fausse page qui demande votre carte bancaire.
Une autre version vous pousse à appeler un numéro « si vous n’êtes pas à l’origine de ce paiement ». Au bout du fil, un faux conseiller vous fait valider des opérations dans votre application bancaire, demande des codes, ou prend le contrôle de votre ordinateur. Selon Cybermalveillance.gouv.fr, certaines fausses confirmations d’abonnement par prélèvement affichaient même le vrai IBAN du destinataire, sans doute issu de fuites de données.
Comment ça se passe
- Vous recevez un e-mail ou un SMS au nom d’un service connu.
- Il annonce un paiement refusé, un renouvellement automatique ou un nouvel abonnement à votre nom.
- Il vous presse : accès coupé, prélèvement imminent, 24 à 48 h pour réagir.
- Soit un lien vous mène vers un faux site qui demande votre carte bancaire.
- Soit on vous invite à appeler un numéro, où un faux conseiller demande vos codes ou un accès à distance.
- Votre carte est débitée, ou vous validez vous-même des paiements sans le savoir.
À quoi ça ressemble
- Délai très court
- Lien qui ne mène pas au site officiel du service
- Message impersonnel, sans votre nom
- Abonnement que vous n’avez jamais pris
- Numéro à appeler dans le message
- Montant élevé pour vous faire paniquer
Exemple rédigé par IP73 sur le modèle des messages signalés ; le lien et le numéro sont fictifs.
Les signes qui doivent alerter
- On vous annonce un paiement refusé ou un renouvellement que vous ne reconnaissez pas.
- On vous donne un numéro à appeler pour « annuler ».
- Le lien ne mène pas au site officiel du service.
- On vous laisse 24 ou 48 heures pour agir.
- Au téléphone, on vous demande de valider une opération, de lire un code ou d’installer un logiciel.
- Le message contient votre IBAN : cela ne prouve pas qu’il est vrai.
Comment vous protéger
- Ne cliquez pas sur le lien et n’appelez pas le numéro du message.
- Vérifiez votre abonnement dans l’application officielle ou en tapant l’adresse du site.
- Vérifiez vos opérations dans votre application bancaire.
- Ne laissez jamais un inconnu prendre le contrôle de votre ordinateur.
- Si votre IBAN a fuité, demandez à votre banque une surveillance des prélèvements ou une liste de créanciers autorisés.
- Signalez l’e-mail à Signal Spam et le SMS au 33700.
Vous êtes victime ?
Tout de suite
- Appelez votre banque tout de suite pour bloquer la carte et tenter d’annuler les opérations (ou 0 892 705 705).
- Si un inconnu a pris la main sur votre ordinateur, déconnectez-le d’Internet et changez vos mots de passe depuis un autre appareil.
- Changez le mot de passe du compte concerné.
Ensuite
- Gardez les messages, les numéros et tout RIB donné par l’escroc.
- Signalez les débits frauduleux sur Perceval.
- Portez plainte au commissariat, à la gendarmerie ou auprès du procureur.
- Contestez tout prélèvement non autorisé auprès de votre banque.
- Utilisez 17Cyber pour un diagnostic si votre appareil ou vos comptes sont compromis.
Vos droits
Pour un paiement par carte non autorisé : remboursement en principe (articles L133-18 et L133-19 du Code monétaire et financier), sauf « négligence grave » prouvée par la banque (article L133-23). Pour un prélèvement SEPA non autorisé, vous pouvez demander son remboursement à votre banque pendant 13 mois (article L133-24) et faire supprimer l’autorisation de prélèvement. Si vous avez vous-même validé l’opération au téléphone, la banque peut contester : les juges décident au cas par cas. Si elle invoque une « négligence grave », elle doit quand même rembourser d’abord, puis la prouver pour vous réclamer la perte (Cour de justice de l’Union européenne, 15 octobre 2026, C-70/25).
Qui contacter
Bloque la carte, les accès en ligne et les virements, enregistre la contestation des opérations, et peut demander le retour des fonds d’un virement.
Le numéro figurant au dos de votre carte, dans votre appli ou sur le site officiel de votre banque (jamais un numéro donné dans un SMS ou un appel reçu)
Bloque immédiatement votre carte bancaire (perte, vol, fraude). Vous recevez un numéro d’enregistrement qui date votre opposition : gardez-le.
0 892 705 705 (numéro majoré : coût d’un appel vers un fixe + service payant) service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F31324 ↗
Démarche en ligne sur Service-Public.fr pour signaler des achats en ligne faits avec votre carte sans votre accord. Le signalement est traité par la Gendarmerie nationale ; vous recevez un récépissé à transmettre à votre banque.
Dépôt de plainte sur place (police ou gendarmerie de votre choix), par courrier au procureur de la République, ou par visioplainte pour certaines infractions. Les services sont obligés d’enregistrer votre plainte.
17 ou 112 en cas d’urgence service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1435 ↗
Assistance en ligne pour toutes les victimes de cybermalveillance : un diagnostic en quelques questions, des conseils adaptés, la mise en relation avec un prestataire informatique et, si la menace le justifie, un échange par tchat avec un policier ou un gendarme. Ce n’est pas un dépôt de plainte.
Association (partenaire de la CNIL et des autorités) qui collecte les signalements de courriels indésirables et d’hameçonnage et les transmet aux acteurs capables d’agir.
Plateforme des opérateurs pour signaler les SMS, MMS et appels indésirables ou frauduleux. Les signalements sont transmis chaque jour aux opérateurs, qui peuvent couper les numéros en cause.
33700 : transférez le SMS suspect par SMS au 33700 (service gratuit) 33700.fr ↗
Plateforme du ministère de l’Intérieur pour signaler les contenus illicites publics sur internet : mise en danger des personnes, terrorisme, menaces, pédocriminalité, haine, traite des êtres humains, trafics, cruauté envers les animaux, escroquerie en ligne.
Numéro national d’aide aux victimes (ministère de la Justice) : écoute, information sur vos droits et orientation vers l’association d’aide aux victimes la plus proche, qui peut vous accompagner gratuitement, y compris pour porter plainte.
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Arnaques du même type
Sources
- L’hameçonnage au faux numéro d’opposition bancaire — Cybermalveillance.gouv.fr (2026-11-03)
- L’hameçonnage (« phishing ») en 2025 : une menace omniprésente, massive et diversifiée — Cybermalveillance.gouv.fr (2026-06-01)
- Comment reconnaître un mail de phishing ou d’hameçonnage ? — Cybermalveillance.gouv.fr (2026-02-12)
Fiche vérifiée le 8 novembre 2026.
Ce guide informe ; il ne remplace ni les services officiels ni un avocat. En cas d’urgence ou de danger, appelez le 17.
Sources : services publics (Cybermalveillance.gouv.fr, CERT-FR, DGCCRF, AMF, police, gendarmerie…) et références internationales, citées sur chaque fiche. Les exemples de messages sont rédigés par nos soins à partir des alertes officielles : ils ne reprennent aucun vrai numéro ni lien. Guide revu chaque semaine (notre méthode). Dernière mise à jour : 8 novembre 2026. Données en JSON (CC BY 4.0).