Le piratage de compte Instagram ou Facebook
Très fréquente Un faux message de Meta, un faux vote ou un ami piraté vous fait saisir vos identifiants ; l’escroc prend votre compte et s’en sert pour arnaquer vos proches.
| Par où elle arrive | Réseaux sociaux, E-mail, WhatsApp, Telegram… |
|---|---|
| Qui est visé | Tout le monde, Jeunes, Entreprises |
| Ce que vous risquez | Un compte piraté, Vos données, Perdre de l’argent, Usurpation d’identité |
| Aussi appelée | compte Instagram piraté, compte Facebook piraté, faux message Meta, social media account takeover |
Le piratage de compte est la 2e menace pour les particuliers suivis par Cybermalveillance.gouv.fr (plus de 11 % des demandes d’assistance en 2025). Les comptes de réseaux sociaux sont très visés. Le pirate obtient l’accès par un mot de passe trop simple ou réutilisé, un virus, ou le plus souvent un message d’hameçonnage.
Les pièges courants : un message d’un ami (déjà piraté) qui vous demande de « voter pour lui » via un lien ; un faux avertissement qui semble venir de Meta et menace de supprimer votre compte ou votre page, par exemple pour une prétendue violation des droits d’auteur, et vous envoie vers un faux formulaire de « contestation ». Meta rappelle que ses vrais messages viennent de ses propres domaines (facebook.com, facebookmail.com, instagram.com, meta.com…) et qu’il ne faut pas répondre à une demande de mot de passe.
Une fois le compte pris, le pirate peut se faire passer pour vous auprès de vos contacts, publier des arnaques (souvent aux cryptomonnaies), exiger une rançon pour vous rendre le compte ou vous faire chanter. La récupération peut prendre des jours, voire des semaines.
Comment ça se passe
- Vous recevez un message : un ami vous demande de voter pour lui, ou « Meta » vous menace de supprimer votre compte.
- Le lien mène vers une fausse page de connexion ou un faux formulaire d’appel.
- Vous y saisissez votre identifiant, votre mot de passe, parfois le code de double authentification.
- Le pirate se connecte, change le mot de passe, l’e-mail et le numéro de récupération.
- Il écrit à vos contacts en se faisant passer pour vous, publie des arnaques ou demande une rançon.
- Vous perdez l’accès et devez passer par la procédure de récupération de la plateforme.
À quoi ça ressemble
- Message inhabituel d’un ami
- Demande de connexion via un site tiers
- Le compte de l’ami est probablement piraté
Exemple rédigé par IP73 sur le modèle des messages signalés ; le lien et le numéro sont fictifs.
Les signes qui doivent alerter
- Un message « officiel » qui menace de supprimer ou bloquer votre compte rapidement.
- Un lien vers un site qui n’est pas facebook.com, instagram.com ou meta.com.
- On vous demande votre mot de passe ou un code de connexion.
- Un ami vous demande de voter ou de vous connecter via un lien.
- Vous recevez une alerte de connexion depuis un appareil ou un lieu inconnu.
- Vos contacts reçoivent des messages ou voient des publications que vous n’avez pas faits.
- Votre e-mail ou numéro de récupération a changé sans votre action.
Comment vous protéger
- Utilisez un mot de passe unique et solide pour chaque réseau social.
- Activez la double authentification.
- Ne vous connectez jamais via un lien reçu par message : ouvrez l’application vous-même.
- Vérifiez les messages officiels dans les paramètres de l’application, pas dans vos messages privés.
- Contrôlez régulièrement les appareils connectés et l’historique des connexions.
- Si un ami vous envoie une demande étrange, appelez-le pour vérifier.
Vous êtes victime ?
Tout de suite
- Si vous avez encore accès : changez le mot de passe, déconnectez les appareils inconnus et activez la double authentification.
- Vérifiez que l’e-mail et le numéro de récupération sont bien les vôtres ; supprimez ceux que vous ne connaissez pas.
- Si vous n’avez plus accès : utilisez la procédure « compte piraté » de Facebook ou Instagram.
- Prévenez vos contacts par un autre moyen pour qu’ils ne tombent pas dans le piège.
Ensuite
- Changez le mot de passe sur tous les autres sites où vous l’utilisiez.
- Vérifiez les publications et messages envoyés en votre nom ; supprimez-les après capture d’écran.
- Si des moyens de paiement étaient liés au compte, prévenez votre banque et surveillez vos relevés.
- Si le pirate exige une rançon ou escroque vos contacts, portez plainte en ligne sur THESEE ou au commissariat ou à la gendarmerie.
- Faites-vous aider par 17Cyber ; le 3018 aide aussi les jeunes à récupérer un compte ou faire retirer des contenus.
Qui contacter
Le réseau social, la messagerie, le site de petites annonces ou la marketplace où l’arnaque a eu lieu. Il doit proposer un moyen de signaler un contenu illicite et peut aider à récupérer un compte.
Téléservice du ministère de l’Intérieur pour déposer plainte ou faire un signalement en ligne pour une e-escroquerie. Après validation, vous êtes informé des suites, des aides possibles et de l’arrestation éventuelle de l’auteur.
Dépôt de plainte sur place (police ou gendarmerie de votre choix), par courrier au procureur de la République, ou par visioplainte pour certaines infractions. Les services sont obligés d’enregistrer votre plainte.
17 ou 112 en cas d’urgence service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1435 ↗
Bloque la carte, les accès en ligne et les virements, enregistre la contestation des opérations, et peut demander le retour des fonds d’un virement.
Le numéro figurant au dos de votre carte, dans votre appli ou sur le site officiel de votre banque (jamais un numéro donné dans un SMS ou un appel reçu)
Assistance en ligne pour toutes les victimes de cybermalveillance : un diagnostic en quelques questions, des conseils adaptés, la mise en relation avec un prestataire informatique et, si la menace le justifie, un échange par tchat avec un policier ou un gendarme. Ce n’est pas un dépôt de plainte.
Numéro national contre le cyberharcèlement et les violences numériques : écoute, conseils, et aide pour faire supprimer des contenus ou des comptes (cyberharcèlement, sextorsion, chantage, usurpation…).
3018 (gratuit, anonyme, confidentiel) e-enfance.org/le3018 ↗
Numéro national d’aide aux victimes (ministère de la Justice) : écoute, information sur vos droits et orientation vers l’association d’aide aux victimes la plus proche, qui peut vous accompagner gratuitement, y compris pour porter plainte.
Arnaques du même type
Sources
- Que faire en cas de piratage de compte sur les réseaux sociaux ? — Cybermalveillance.gouv.fr (2026-10-20)
- Piratage de compte, que faire ? — Cybermalveillance.gouv.fr (2026-11-05)
- Quelles sont les principales cybermalveillances qui ont affecté les particuliers en 2025 ? — Cybermalveillance.gouv.fr (2026-10-29)
- Rapport d’activité et état de la menace 2025 — Cybermalveillance.gouv.fr (2026-03-26)
- Éviter les arnaques et les tentatives de hameçonnage — Meta (pages d’aide)
Fiche vérifiée le 8 novembre 2026.
Ce guide informe ; il ne remplace ni les services officiels ni un avocat. En cas d’urgence ou de danger, appelez le 17.
Sources : services publics (Cybermalveillance.gouv.fr, CERT-FR, DGCCRF, AMF, police, gendarmerie…) et références internationales, citées sur chaque fiche. Les exemples de messages sont rédigés par nos soins à partir des alertes officielles : ils ne reprennent aucun vrai numéro ni lien. Guide revu chaque semaine (notre méthode). Dernière mise à jour : 8 novembre 2026. Données en JSON (CC BY 4.0).