Le faux remboursement (impôts, Assurance Maladie, opérateur)

Fréquente Un faux message vous annonce un remboursement ou un trop-perçu (impôts, Assurance Maladie, fournisseur) et vous fait saisir votre carte bancaire sur un faux site.

Par où elle arriveSMS, E-mail, Téléphone, Site web
Qui est viséTout le monde
Ce que vous risquezCoordonnées bancaires, Usurpation d’identité, Un compte piraté
Aussi appeléefaux trop-perçu, faux remboursement d’impôt, faux remboursement Ameli, hameçonnage au remboursement

« Vous avez droit à un remboursement de 214,37 €. » Le message semble venir des impôts, de l’Assurance Maladie, de votre fournisseur d’énergie ou de votre opérateur. Il vous invite à cliquer pour « recevoir » l’argent. Le site qui s’ouvre copie celui de l’organisme et vous demande vos identifiants, vos données personnelles, puis le numéro de votre carte bancaire.

En réalité, il n’y a aucun remboursement. Les escrocs utilisent vos données de carte pour payer en ligne, ou s’en servent pour préparer un appel de faux conseiller bancaire. Le faux site peut aussi demander un code reçu par SMS, qui sert en fait à valider un paiement frauduleux. Cybermalveillance.gouv.fr alerte chaque année au moment des remboursements d’impôt sur le revenu, qui attirent les fraudeurs.

À retenir : un vrai remboursement d’impôt est versé automatiquement sur le compte bancaire enregistré, sans frais et sans validation par carte. L’Assurance Maladie ne demande jamais vos coordonnées bancaires, votre numéro de sécurité sociale ou votre mot de passe par courriel ou SMS.

Comment ça se passe

  1. Vous recevez un SMS, un courriel ou un appel qui annonce un remboursement ou un trop-perçu.
  2. Le message reprend le logo et le ton de l’organisme, avec un montant précis et un délai.
  3. Le lien mène à un faux site qui imite celui de l’administration ou de l’entreprise.
  4. On vous demande vos identifiants, vos informations personnelles et votre carte bancaire.
  5. Parfois, on vous demande un code reçu par SMS « pour confirmer » : il valide un paiement.
  6. Les escrocs utilisent votre carte ou vos données pour d’autres arnaques.

À quoi ça ressemble

SMSImpots : apres recalcul, un remboursement de 287,40 EUR vous est du. Validez votre demande avant le 30/11 : https://remboursement-fiscal-fr.example/dossier
Ce qui doit vous alerter :
  • Lien dans un SMS « des impôts »
  • Montant précis et date limite
  • Un vrai remboursement est versé automatiquement sans démarche
  • Adresse de site inconnue
E-mailAssurance Maladie – Votre remboursement de soins de 96,20 € n’a pas pu être versé. Merci de mettre à jour vos coordonnées bancaires sous 72 h en cliquant ici.
Ce qui doit vous alerter :
  • On vous demande vos coordonnées bancaires par courriel
  • Délai de 72 h pour vous presser
  • Les échanges sûrs passent uniquement par votre compte personnel

Exemple rédigé par IP73 sur le modèle des messages signalés ; le lien et le numéro sont fictifs.

Les signes qui doivent alerter

  • Un remboursement inattendu annoncé par SMS ou courriel
  • Un lien à suivre pour « recevoir » l’argent
  • On vous demande le numéro de votre carte pour être remboursé
  • On vous demande un code reçu par SMS
  • Un délai court ou une menace de perdre la somme
  • Une adresse de site qui n’est pas l’adresse officielle

Comment vous protéger

  • Ne cliquez pas sur les liens des messages qui annoncent un remboursement.
  • Vérifiez dans votre espace personnel en tapant vous-même l’adresse officielle.
  • Un remboursement ne demande jamais votre numéro de carte bancaire.
  • Ne donnez jamais vos identifiants ou vos codes après un message non sollicité.
  • Signalez les SMS au 33700 et les courriels à Signal Spam.

Vous êtes victime ?

Tout de suite

  1. Si vous avez saisi votre carte, faites opposition tout de suite (banque ou 0 892 705 705).
  2. Si vous avez donné vos identifiants, changez votre mot de passe sur le vrai site.
  3. Prévenez votre banque des informations transmises.

Ensuite

  1. Méfiez-vous des appels qui suivent : un faux conseiller bancaire peut se servir des données volées.
  2. Contestez les paiements que vous n’avez pas faits et signalez-les sur Perceval.
  3. Gardez le message frauduleux comme preuve.
  4. Portez plainte (THESEE pour une escroquerie sur internet, ou commissariat/gendarmerie).
  5. Signalez le faux site à Phishing Initiative et le SMS au 33700.
  6. Si vous avez transmis une pièce d’identité, suivez les démarches contre l’usurpation d’identité.

Vos droits

Les paiements faits avec votre carte sans votre accord sont des opérations non autorisées : la banque doit les rembourser au plus tard à la fin du premier jour ouvrable après votre signalement (art. L133-18 du Code monétaire et financier), contestation possible pendant 13 mois. Elle peut ensuite invoquer une « négligence grave » (art. L133-19), qu’elle doit prouver ; selon la CJUE (15 octobre 2026), ce motif ne lui permet pas de retarder le remboursement. Si vous avez vous-même validé un paiement avec un code SMS, le cas est plus discuté.

Qui contacter

Serveur interbancaire d’opposition à carte bancaire

Bloque immédiatement votre carte bancaire (perte, vol, fraude). Vous recevez un numéro d’enregistrement qui date votre opposition : gardez-le.

0 892 705 705 (numéro majoré : coût d’un appel vers un fixe + service payant) service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F31324 ↗

Votre banque

Bloque la carte, les accès en ligne et les virements, enregistre la contestation des opérations, et peut demander le retour des fonds d’un virement.

Le numéro figurant au dos de votre carte, dans votre appli ou sur le site officiel de votre banque (jamais un numéro donné dans un SMS ou un appel reçu)

Perceval (signaler une fraude à la carte bancaire)

Démarche en ligne sur Service-Public.fr pour signaler des achats en ligne faits avec votre carte sans votre accord. Le signalement est traité par la Gendarmerie nationale ; vous recevez un récépissé à transmettre à votre banque.

service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/R46526 ↗

THESEE (plainte ou signalement en ligne pour certaines arnaques sur internet)

Téléservice du ministère de l’Intérieur pour déposer plainte ou faire un signalement en ligne pour une e-escroquerie. Après validation, vous êtes informé des suites, des aides possibles et de l’arrestation éventuelle de l’auteur.

service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/N31138 ↗

33700 (signalement des SMS et appels indésirables)

Plateforme des opérateurs pour signaler les SMS, MMS et appels indésirables ou frauduleux. Les signalements sont transmis chaque jour aux opérateurs, qui peuvent couper les numéros en cause.

33700 : transférez le SMS suspect par SMS au 33700 (service gratuit) 33700.fr ↗

Signal Spam

Association (partenaire de la CNIL et des autorités) qui collecte les signalements de courriels indésirables et d’hameçonnage et les transmet aux acteurs capables d’agir.

signal-spam.fr ↗

Phishing Initiative

Service où chacun peut signaler l’adresse d’un site d’hameçonnage francophone. Après vérification par le CERT Orange Cyberdefense, l’adresse est bloquée dans les navigateurs partenaires.

phishing-initiative.eu ↗

17Cyber

Assistance en ligne pour toutes les victimes de cybermalveillance : un diagnostic en quelques questions, des conseils adaptés, la mise en relation avec un prestataire informatique et, si la menace le justifie, un échange par tchat avec un policier ou un gendarme. Ce n’est pas un dépôt de plainte.

17cyber.gouv.fr ↗

Usurpation d’identité : démarches officielles

Les étapes officielles quand quelqu’un utilise vos données ou vos papiers : main courante en cas de soupçon, plainte dès qu’un acte est fait à votre nom, alerte des banques et administrations, vérification des fichiers FICOBA, FCC et FICP.

34 14 (Banque de France, pour vérifier votre inscription au FCC ou au FICP ; prix d’un appel local) service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F37944 ↗

Tous les réflexes selon votre situation →

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Sources

Fiche vérifiée le 8 novembre 2026.

Ce guide informe ; il ne remplace ni les services officiels ni un avocat. En cas d’urgence ou de danger, appelez le 17.

Sources : services publics (Cybermalveillance.gouv.fr, CERT-FR, DGCCRF, AMF, police, gendarmerie…) et références internationales, citées sur chaque fiche. Les exemples de messages sont rédigés par nos soins à partir des alertes officielles : ils ne reprennent aucun vrai numéro ni lien. Guide revu chaque semaine (notre méthode). Dernière mise à jour : 8 novembre 2026. Données en JSON (CC BY 4.0).