La fausse amende ou le faux péage impayé

Très fréquente Un faux message de l’ANTAI, d’amendes.gouv.fr ou d’une société d’autoroute réclame le paiement rapide d’une amende ou d’un péage, sur un faux site.

Par où elle arriveSMS, E-mail, Courrier, QR code
Qui est viséTout le monde
Ce que vous risquezCoordonnées bancaires, Perdre de l’argent, Vos données
Aussi appeléefaux SMS ANTAI, fausse contravention, faux péage impayé, arnaque flux libre, faux avis de stationnement

Un SMS ou un e-mail affirme que vous avez une amende impayée (excès de vitesse, stationnement) ou un péage d’autoroute non réglé. Il menace d’une majoration, de poursuites ou d’une saisie sur salaire si vous ne payez pas vite. Le lien mène vers un faux site officiel qui demande votre identité, votre plaque, puis votre carte bancaire.

L’ANTAI n’envoie jamais de SMS. Le seul site pour payer une amende est amendes.gouv.fr, et les e-mails authentiques de l’ANTAI viennent de [email protected]. Selon Cybermalveillance.gouv.fr, certains faux sites prélevaient réellement le montant demandé.

En 2025, de faux messages ont aussi imité Vinci Autoroutes (Ulys) et Sanef, en profitant des péages sans barrière (« flux libre »). Ils citent parfois votre nom ou votre plaque, tirés de fuites de données : ce n’est pas une preuve qu’ils sont vrais. Des faux avis de contravention avec un QR code ont aussi été déposés sur des pare-brise.

Comment ça se passe

  1. Vous recevez un SMS ou un e-mail au nom de l’ANTAI, d’amendes.gouv.fr ou d’une société d’autoroute.
  2. Il annonce une amende ou un péage impayé, avec un petit montant et une menace de majoration.
  3. Le lien ou le QR code ouvre un faux site qui imite un site de l’État.
  4. On vous demande votre nom, votre adresse, votre plaque d’immatriculation.
  5. On vous demande ensuite votre carte bancaire pour « régler » l’amende.
  6. Votre carte est débitée ou réutilisée, et vos données servent à d’autres arnaques.

À quoi ça ressemble

SMSANTAI : avis de contravention n° 7731-0042 non réglé. Payez 35 € avant le 12/11 pour éviter une majoration à 75 € : https://amende-paiement-gouv.example/avis
Ce qui doit vous alerter :
  • L’ANTAI n’envoie jamais de SMS
  • Le site n’est pas amendes.gouv.fr
  • Menace de majoration pour vous presser
SMSAutoroute : un passage en flux libre du 03/11 reste impayé (2,90 €). Réglez sous 48 h pour éviter une pénalité de 90 € : https://peage-regularisation.example/plaque
Ce qui doit vous alerter :
  • Les sociétés d’autoroute ne réclament pas les péages par SMS
  • Lien vers un site inconnu
  • Petit montant et grosse pénalité pour vous faire réagir

Exemple rédigé par IP73 sur le modèle des messages signalés ; le lien et le numéro sont fictifs.

Les signes qui doivent alerter

  • Vous recevez un SMS au nom de l’ANTAI : elle n’en envoie jamais.
  • Le lien ne mène pas à amendes.gouv.fr, antai.gouv.fr ou stationnement.gouv.fr.
  • L’e-mail ne vient pas de [email protected].
  • On vous menace de majoration, de poursuites ou de saisie sur salaire.
  • Un SMS réclame un péage d’autoroute, même s’il cite votre plaque.
  • Un papier sur votre pare-brise vous invite à payer via un QR code.

Comment vous protéger

  • Ne cliquez pas sur le lien et ne répondez pas.
  • Vérifiez une amende vous-même sur amendes.gouv.fr ou antai.gouv.fr, en tapant l’adresse.
  • Pour un péage en flux libre, payez uniquement sur le site officiel de la société d’autoroute, que vous tapez vous-même.
  • Ne payez jamais via un QR code laissé sur votre voiture.
  • Transférez le SMS au 33700 et signalez le faux site sur internet-signalement.gouv.fr.

Vous êtes victime ?

Tout de suite

  1. Faites opposition tout de suite auprès de votre banque ou au 0 892 705 705.
  2. Demandez à votre banque le remboursement des paiements frauduleux.
  3. Restez méfiant face aux appels ou messages qui pourraient utiliser vos données volées.

Ensuite

  1. Gardez le message et toutes les preuves.
  2. Signalez les débits frauduleux sur Perceval (cela ne remplace pas une plainte).
  3. Portez plainte au commissariat, à la gendarmerie ou auprès du procureur.
  4. Signalez le SMS au 33700, l’e-mail à Signal Spam et le site sur internet-signalement.gouv.fr.

Vos droits

Pour un paiement par carte non autorisé, la banque doit en principe rembourser (articles L133-18 et L133-19 du Code monétaire et financier). Si vous avez saisi vous-même votre carte et validé le paiement, la banque peut invoquer une « négligence grave » ; c’est à elle de la prouver (article L133-23) et les tribunaux décident au cas par cas. Votre banque peut demander votre plainte ou votre signalement Perceval. Si elle invoque une « négligence grave », elle doit quand même rembourser d’abord, puis la prouver pour vous réclamer la perte (Cour de justice de l’Union européenne, 15 octobre 2026, C-70/25).

Qui contacter

Serveur interbancaire d’opposition à carte bancaire

Bloque immédiatement votre carte bancaire (perte, vol, fraude). Vous recevez un numéro d’enregistrement qui date votre opposition : gardez-le.

0 892 705 705 (numéro majoré : coût d’un appel vers un fixe + service payant) service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F31324 ↗

Votre banque

Bloque la carte, les accès en ligne et les virements, enregistre la contestation des opérations, et peut demander le retour des fonds d’un virement.

Le numéro figurant au dos de votre carte, dans votre appli ou sur le site officiel de votre banque (jamais un numéro donné dans un SMS ou un appel reçu)

Perceval (signaler une fraude à la carte bancaire)

Démarche en ligne sur Service-Public.fr pour signaler des achats en ligne faits avec votre carte sans votre accord. Le signalement est traité par la Gendarmerie nationale ; vous recevez un récépissé à transmettre à votre banque.

service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/R46526 ↗

Plainte au commissariat ou à la gendarmerie

Dépôt de plainte sur place (police ou gendarmerie de votre choix), par courrier au procureur de la République, ou par visioplainte pour certaines infractions. Les services sont obligés d’enregistrer votre plainte.

17 ou 112 en cas d’urgence service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1435 ↗

33700 (signalement des SMS et appels indésirables)

Plateforme des opérateurs pour signaler les SMS, MMS et appels indésirables ou frauduleux. Les signalements sont transmis chaque jour aux opérateurs, qui peuvent couper les numéros en cause.

33700 : transférez le SMS suspect par SMS au 33700 (service gratuit) 33700.fr ↗

Signal Spam

Association (partenaire de la CNIL et des autorités) qui collecte les signalements de courriels indésirables et d’hameçonnage et les transmet aux acteurs capables d’agir.

signal-spam.fr ↗

PHAROS (internet-signalement.gouv.fr)

Plateforme du ministère de l’Intérieur pour signaler les contenus illicites publics sur internet : mise en danger des personnes, terrorisme, menaces, pédocriminalité, haine, traite des êtres humains, trafics, cruauté envers les animaux, escroquerie en ligne.

internet-signalement.gouv.fr ↗

17Cyber

Assistance en ligne pour toutes les victimes de cybermalveillance : un diagnostic en quelques questions, des conseils adaptés, la mise en relation avec un prestataire informatique et, si la menace le justifie, un échange par tchat avec un policier ou un gendarme. Ce n’est pas un dépôt de plainte.

17cyber.gouv.fr ↗

France Victimes – 116 006

Numéro national d’aide aux victimes (ministère de la Justice) : écoute, information sur vos droits et orientation vers l’association d’aide aux victimes la plus proche, qui peut vous accompagner gratuitement, y compris pour porter plainte.

116 006 (service et appel gratuits) france-victimes.fr ↗

Tous les réflexes selon votre situation →

Saurez-vous la repérer ? Faites le quiz « Arnaque ou pas ? »

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Sources

Fiche vérifiée le 8 novembre 2026.

Ce guide informe ; il ne remplace ni les services officiels ni un avocat. En cas d’urgence ou de danger, appelez le 17.

Sources : services publics (Cybermalveillance.gouv.fr, CERT-FR, DGCCRF, AMF, police, gendarmerie…) et références internationales, citées sur chaque fiche. Les exemples de messages sont rédigés par nos soins à partir des alertes officielles : ils ne reprennent aucun vrai numéro ni lien. Guide revu chaque semaine (notre méthode). Dernière mise à jour : 8 novembre 2026. Données en JSON (CC BY 4.0).