Le faux message des impôts
Occasionnelle Un faux e-mail ou SMS des impôts promet un remboursement ou réclame un impayé, pour voler votre carte bancaire, vos identifiants ou votre identité.
| Par où elle arrive | E-mail, SMS, Téléphone |
|---|---|
| Qui est visé | Tout le monde, Entreprises |
| Ce que vous risquez | Coordonnées bancaires, Perdre de l’argent, Usurpation d’identité, Un compte piraté |
| Aussi appelée | faux remboursement d’impôt, phishing DGFiP, faux impots.gouv.fr, fausse accusation de fraude fiscale |
Le message reprend le logo de la DGFiP ou d’impots.gouv.fr. Il annonce un remboursement de quelques centaines d’euros, avec un montant précis pour paraître sérieux, ou au contraire un impôt impayé, voire une accusation de fraude fiscale avec menace de poursuites. Le lien mène vers une copie du site des impôts qui demande vos données, votre carte bancaire, un code SMS ou vos identifiants fiscaux. D’autres versions demandent une photo de votre pièce d’identité et un selfie, ou un virement vers un RIB contrôlé par les escrocs.
La DGFiP n’envoie jamais de SMS pour un défaut de paiement et n’envoie pas d’e-mail menant à un formulaire de remboursement hors de votre espace sécurisé. Ses e-mails viennent d’adresses en @dgfip.finances.gouv.fr. Les entreprises reçoivent aussi de faux e-mails imitant de vrais agents, avec des domaines proches.
À noter : la DGFiP a signalé en 2026 un vol de données dans son système d’information, après l’usurpation d’identifiants d’agents. Des messages frauduleux plus crédibles, citant vos vraies informations, sont donc possibles.
Comment ça se passe
- Vous recevez un e-mail ou un SMS au nom des impôts ou de la DGFiP.
- Il annonce un remboursement, un impôt impayé ou un contrôle fiscal urgent.
- Le lien ou la pièce jointe mène vers un faux site des impôts.
- On vous demande vos données personnelles, votre carte bancaire, un code SMS ou vos identifiants.
- Parfois, on vous demande une photo de votre pièce d’identité ou un virement.
- Les escrocs utilisent votre carte, votre compte fiscal ou votre identité.
À quoi ça ressemble
- Les impôts ne passent pas par un formulaire hors de votre espace sécurisé
- Adresse du site qui ne finit pas par .gouv.fr
- Délai de 72 h pour vous presser
- La DGFiP n’envoie jamais de SMS pour un défaut de paiement
- Menace de saisie
- Lien inconnu
Exemple rédigé par IP73 sur le modèle des messages signalés ; le lien et le numéro sont fictifs.
Les signes qui doivent alerter
- Un SMS vous réclame un impôt impayé.
- On vous propose un remboursement via un lien, sans passer par votre espace sur impots.gouv.fr.
- L’adresse de l’expéditeur ne finit pas par @dgfip.finances.gouv.fr.
- On vous menace d’huissier, de police, d’amende ou de prison.
- On vous demande votre carte bancaire, un code SMS, une pièce d’identité ou un selfie.
- On vous demande d’appeler un numéro surtaxé en 0 899 ou 0 891.
Comment vous protéger
- Ne cliquez pas et n’ouvrez pas les pièces jointes.
- Vérifiez vos messages dans votre espace particulier sur impots.gouv.fr, en tapant l’adresse.
- Contactez votre service des impôts par les coordonnées de vos avis officiels.
- Ne communiquez jamais codes, mots de passe ou coordonnées bancaires en réponse à un message.
- Entreprises : vérifiez toute demande de document ou de virement auprès de votre SIE habituel.
Vous êtes victime ?
Tout de suite
- Faites opposition sur votre carte auprès de votre banque ou au 0 892 705 705.
- Changez votre mot de passe impots.gouv.fr et partout où vous l’utilisez.
- Entreprises : prévenez votre banque, vos clients et vos fournisseurs.
Ensuite
- Gardez le message frauduleux.
- Signalez les débits frauduleux sur Perceval et demandez le remboursement à votre banque.
- Portez plainte au commissariat, à la gendarmerie, en ligne si vous y avez droit, ou auprès du procureur.
- Signalez l’e-mail à Signal Spam, le SMS au 33700, le site à Phishing Initiative ou sur internet-signalement.gouv.fr.
- Si vous avez envoyé une pièce d’identité, suivez les démarches contre l’usurpation d’identité.
Vos droits
Pour un paiement par carte non autorisé, la banque doit en principe rembourser (articles L133-18 et L133-19 du Code monétaire et financier), sauf « négligence grave » qu’elle doit prouver (article L133-23). Un virement que vous avez fait vous-même est considéré comme autorisé : le récupérer est difficile, alertez votre banque immédiatement. Si elle invoque une « négligence grave », elle doit quand même rembourser d’abord, puis la prouver pour vous réclamer la perte (Cour de justice de l’Union européenne, 15 octobre 2026, C-70/25).
Qui contacter
Bloque immédiatement votre carte bancaire (perte, vol, fraude). Vous recevez un numéro d’enregistrement qui date votre opposition : gardez-le.
0 892 705 705 (numéro majoré : coût d’un appel vers un fixe + service payant) service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F31324 ↗
Bloque la carte, les accès en ligne et les virements, enregistre la contestation des opérations, et peut demander le retour des fonds d’un virement.
Le numéro figurant au dos de votre carte, dans votre appli ou sur le site officiel de votre banque (jamais un numéro donné dans un SMS ou un appel reçu)
Démarche en ligne sur Service-Public.fr pour signaler des achats en ligne faits avec votre carte sans votre accord. Le signalement est traité par la Gendarmerie nationale ; vous recevez un récépissé à transmettre à votre banque.
Dépôt de plainte sur place (police ou gendarmerie de votre choix), par courrier au procureur de la République, ou par visioplainte pour certaines infractions. Les services sont obligés d’enregistrer votre plainte.
17 ou 112 en cas d’urgence service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1435 ↗
Téléservice du ministère de l’Intérieur pour déposer plainte ou faire un signalement en ligne pour une e-escroquerie. Après validation, vous êtes informé des suites, des aides possibles et de l’arrestation éventuelle de l’auteur.
Association (partenaire de la CNIL et des autorités) qui collecte les signalements de courriels indésirables et d’hameçonnage et les transmet aux acteurs capables d’agir.
Plateforme des opérateurs pour signaler les SMS, MMS et appels indésirables ou frauduleux. Les signalements sont transmis chaque jour aux opérateurs, qui peuvent couper les numéros en cause.
33700 : transférez le SMS suspect par SMS au 33700 (service gratuit) 33700.fr ↗
Plateforme du ministère de l’Intérieur pour signaler les contenus illicites publics sur internet : mise en danger des personnes, terrorisme, menaces, pédocriminalité, haine, traite des êtres humains, trafics, cruauté envers les animaux, escroquerie en ligne.
Assistance en ligne pour toutes les victimes de cybermalveillance : un diagnostic en quelques questions, des conseils adaptés, la mise en relation avec un prestataire informatique et, si la menace le justifie, un échange par tchat avec un policier ou un gendarme. Ce n’est pas un dépôt de plainte.
Les étapes officielles quand quelqu’un utilise vos données ou vos papiers : main courante en cas de soupçon, plainte dès qu’un acte est fait à votre nom, alerte des banques et administrations, vérification des fichiers FICOBA, FCC et FICP.
34 14 (Banque de France, pour vérifier votre inscription au FCC ou au FICP ; prix d’un appel local) service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F37944 ↗
Numéro national d’aide aux victimes (ministère de la Justice) : écoute, information sur vos droits et orientation vers l’association d’aide aux victimes la plus proche, qui peut vous accompagner gratuitement, y compris pour porter plainte.
Arnaques du même type
Sources
- Attention aux arnaques ! — impots.gouv.fr (DGFiP)
- L’hameçonnage aux couleurs des impôts — Cybermalveillance.gouv.fr (2026-09-18)
- Comment réagir en cas d’arnaque ou d’utilisation frauduleuse de vos données personnelles ? — impots.gouv.fr (DGFiP) (2026-08-25)
Fiche vérifiée le 8 novembre 2026.
Ce guide informe ; il ne remplace ni les services officiels ni un avocat. En cas d’urgence ou de danger, appelez le 17.
Sources : services publics (Cybermalveillance.gouv.fr, CERT-FR, DGCCRF, AMF, police, gendarmerie…) et références internationales, citées sur chaque fiche. Les exemples de messages sont rédigés par nos soins à partir des alertes officielles : ils ne reprennent aucun vrai numéro ni lien. Guide revu chaque semaine (notre méthode). Dernière mise à jour : 8 novembre 2026. Données en JSON (CC BY 4.0).