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VCF 9.x sur Amazon EVS et Google Cloud : la montée du contrôle client

Les offres de cloud pour VMware évoluent, avec des solutions permettant aux entreprises de piloter entièrement leur infrastructure. Amazon et Google proposent désormais des options pour faire tourner VMware Cloud Foundation 9.x sur leurs infrastructures respectives.

Amazon Web Services a annoncé la prise en charge de VMware Cloud Foundation (VCF) 9.0 et 9.1 sur son service Amazon Elastic VMware Service (EVS). Ce déploiement donne aux utilisateurs un contrôle complet sur leur installation VCF. Le principe est de découpler le provisionnement de l’infrastructure AWS du logiciel VCF. Amazon EVS déploie des instances EC2 en métal fonctionnant sous ESX 9.x dans le VPC du client, qui sont ensuite connectées aux VLAN privés servant d’infrastructure sous-jacente au déploiement VCF. Les clients peuvent télécharger et installer l’installeur VCF de Broadcom en utilisant le flux natif de Broadcom.

Amazon EVS permet d’ailleurs de démarrer en mode évaluation, ce qui donne le temps aux équipes de valider leur conception avant d’appliquer une souscription. Pour faciliter le déploiement de bout en bout, AWS a lancé un dépôt GitHub Solutions for EVS contenant des exemples, des modèles et des artefacts d’infrastructure en tant que code, utilisables avec des outils comme AWS CloudFormation ou HashiCorp Terraform.

Vue de dessus d'une table de travail sombre montrant un commutateur réseau, des câbles et une tablette affichant une interface de configuration.

La course aux options de contrôle total

Google Cloud, quant à lui, a annoncé la disponibilité en généralité d’une solution auto-gérée pour VCF 9.x sur des machines physiques dédiées (bare metal). Cette offre se positionne à côté de Google Cloud VMware Engine (GCVE), le service géré existant de Google. Cette nouvelle option permet aux utilisateurs d’avoir un contrôle administratif total sur la pile VCF.

Selon InfoQ, cette solution permet d’exécuter VCF 9.x sur des instances z3-highmem-192-highlssd-metal, dotées de 96 cœurs physiques et de 1,5 téraoctet de mémoire. Contrairement au modèle géré, où Google gère le cycle de vie, cette version auto-gérée laisse aux clients la responsabilité des mises à jour et des correctifs. La portabilité des licences est un autre point souligné, permettant aux clients d’utiliser leurs souscriptions existantes.

Ce mouvement rejoint les propositions d’AWS et d’Oracle, tandis qu’Azure VMware Solution reste un service géré par Microsoft.

Quand le contrôle devient la priorité

L’enjeu principal de ces annonces est la répartition de la responsabilité. Comme le rappelle Xtravirt, « le contrôle total sur votre parc VCF n’a de valeur que si quelqu’un dans votre organisation veut assumer cette responsabilité ». Le choix entre un service géré et une gestion complète du stack est donc délicat.

Amazon EVS répond à un besoin de rapidité pour les migrations, un avantage que des clients comme Aeroméxico ont souligné. En déployant et en opérant VCF comme sur site, les entreprises accélèrent les transferts de charges de travail en minimisant les différences architecturales. L’ajout des connecteurs EVS permet de lier le déploiement VCF au plan de contrôle EVS, assurant la surveillance de l’état de l’environnement.

Pour Google, le modèle auto-géré est spécifiquement orienté vers le métal nu. La documentation de déploiement indique que le toolkit VMware provisionne les nœuds ESXi en métal nu avec un placement étalé, configurant les interfaces VMkernel et les enregistrements Cloud DNS. On doit surveiller comment les acteurs comme Xtravirt, qui proposent des services gérés sur ces stacks auto-gérés, vont influencer la décision finale des entreprises face à cette dichotomie.

Sources