Une vue de bureau moderne avec un grand écran d'ordinateur reflétant la lumière naturelle provenant de grandes fenêtres.

Lima v2.3 : driver HCS natif sous Windows et réseaux Linux avancés

La version 2.3.0 de Lima, l’outil en ligne de commande pour lancer des machines virtuelles locales, apporte des avancées notables en matière de compatibilité multiplateforme. L’annonce de github.com révèle que le support pour les machines virtuelles sous Windows passe désormais par un driver HCS expérimental, éliminant la dépendance à QEMU. Ce driver interagit directement avec l’API du système d’exécution de l’hôte Windows (HCS), qui est la base de WSL2. Les développeurs peuvent ainsi lancer des VM sur Windows sans gérer les dépendances traditionnelles de QEMU. De plus, les améliorations pour Windows incluent la reconnaissance native du client OpenSSH intégré et un support limité pour le provisionnement des invités.

Améliorations réseau et matérielles sur les autres plateformes

Les développeurs sous Linux bénéficient désormais d’une expérience réseau grandement améliorée. Auparavant, les options réseau telles que lima:shared, lima:host et lima:bridged étaient majoritairement réservées aux utilisateurs macOS. Avec la v2.3, Lima intègre le réseau lima-privileged-net spécifiquement pour les hôtes Linux. Ce mécanisme met en place un pont Linux pour chaque configuration réseau, gère le DHCP et le DNS grâce à dnsmasq, et configure les règles NAT requises. Cette configuration initiale impose l’utilisation des droits sudo pour inscrire les règles dans le fichier sudoers.

Chez les utilisateurs macOS, le gain est matériel. Lima permet maintenant de connecter des périphériques de bloc de l’hôte — comme un disque SSD externe ou une clé USB — directement aux invités VZ, sans passer par un partage de fichiers. Ce passage par un bloc de périphérique nécessite également une configuration initiale via sudo pour permettre au processus d’accéder au périphérique.

Gros plan d'une main tapant sur un clavier, éclairée par l'écran dans un décor nocturne urbain.

Ergonomie et robustesse des outils

Au-delà de ces changements d’infrastructure, l’ergonomie de l’outil s’améliore substantiellement. L’annonce de github.com mentionne l’ajout de limactl menu, une interface utilisateur textuelle (TUI) expérimentale qui permet de gérer les instances via un menu interactif directement dans le terminal. La CLI elle-même est étoffée, permettant de stopper plusieurs instances simultanément avec limactl stop.

En matière de sécurité, des correctifs ont été intégrés. On note notamment une correction concernant la lecture de fichiers hôtes par les invités lorsque QEMU chargait des Option ROMs depuis le répertoire courant de limactl, une vulnérabilité classée GHSA-566x-598w-h7w7. Un autre point de vigilance adressé est le risque de TOCTOU (Time-of-Check to Time-of-Use) dans limactl shell --sync, où des changements non révisés de l’invité pouvaient affecter l’hôte.

Les mises à jour touchent aussi les modèles de base. Les images Ubuntu, Fedora et openSUSE Leap ont été rafraîchies à leurs versions respectives (Ubuntu vers 26.10, Fedora vers 45, et openSUSE Leap vers 16.1). Par ailleurs, l’outil intègre désormais des métadonnées de sécurité, ajoutant des artefacts SBOM (Software Bill of Materials) à chaque release.

Sources

Crédits photo