Photographie candid de professionnels en réunion dans un bureau moderne, travaillant autour d'une table de conférence.

Rimini Street obtient un cadre d’entretien tiers avec CANUT

Rimini Street, fournisseur de support logiciel, vient de remporter un accord-cadre de maintenance tiers avec CANUT, le Centre d’Achat des Collectivités. Ce contrat permet aux organismes soumis au Code de la commande publique français d’accéder de manière simplifiée à des alternatives de support pour leurs systèmes d’information, notamment ceux basés sur Oracle, SAP et VMware.

CANUT, association à but non lucratif régie par la loi de 1901, œuvre pour les collectivités locales et les bailleurs sociaux. Il fournit des contrats d’achat simplifiés qui couvrent l’intégralité des besoins en numérique et télécommunications de ses bénéficiaires, assurant ainsi des conditions d’achat préférentielles. L’arrivée de Rimini Street dans cet écosystème public change des choses pour beaucoup de municipalités et d’établissements publics.

L’entreprise américaine, qui opère sous la marque Nasdaq : RMNI, se positionne comme un acteur mondial dans le support de logiciels d’entreprise critiques. Elle est reconnue comme un prestataire tiers majeur pour des éditeurs comme Oracle, SAP et VMware. Rimini Street utilise sa méthodologie « Rimini Smart Path™ » pour aider ses clients, qui incluent des entreprises du Fortune Global 100 aux organismes gouvernementaux, à obtenir des économies substantielles et à financer leurs initiatives d’innovation, y compris l’intégration de l’IA.

Photo en gros plan d'un contrat technique annoté sur une table en bois sombre, éclairé par une ombre forte.

Simplification de l’accès aux solutions de support

Ce cadre d’accord offre aux entités publiques un chemin allégé pour obtenir un support alternatif. En pratique, cela signifie que des administrations peuvent désormais bénéficier des services de Rimini Street en appliquant le cadre d’achat préétabli par CANUT. L’objectif affiché est de donner aux collectivités un meilleur contrôle sur leur infrastructure logicielle.

Pour les gestionnaires de systèmes, le recours à une solution de maintenance tierce est souvent une question de maîtrise des coûts et de continuité de service, surtout lorsqu’il s’agit de systèmes ERP complexes. Cet accord vise à garantir que les bénéficiaires de CANUT aient un accès structuré à cette option de support.

Les enjeux autour de la maintenance logicielle

Le marché du support logiciel, en particulier pour les systèmes ERP majeurs, est complexe. Les éditeurs originaux proposent des contrats coûteux, et la gestion de ces licences peut devenir un casse-tête administratif. Rimini Street propose une alternative qui, pour beaucoup, permet d’optimiser les dépenses sans sacrifier la mission critique de l’outil. L’entreprise mentionne d’ailleurs son développement d’« Agentic AI ERP solutions », indiquant que le support ne se limite plus au maintien en condition opérationnelle classique.

Les risques associés à ce modèle sont bien réels. Rimini Street mentionne dans ses documents que l’intégration de l’intelligence artificielle dans ses produits comporte des risques, notamment que « les technologies d’IA agentiques puissent prendre des actions au-delà de celles qui sont intentionnelles ou autorisées » (ITWeb).

Caractéristique CANUT Rimini Street
Cadre d’achat Oui (pour les membres) N/A
Secteur cible Collectivités, non-lucratif Fortune Global 100, Public, Midmarket
Expertise Réseau d’achat public Support tiers Oracle, SAP, VMware

L’IA dans le support d’entreprise

Ce qui marque dans le discours de Rimini Street, c’est l’intégration de l’IA. L’entreprise ne se contente pas de réparer des bugs ; elle intègre des capacités d’aide à la décision via ses solutions ERP basées sur l’IA. C’est une évolution qui montre que le support logiciel ne doit plus être perçu uniquement comme un centre de coût réactif, mais comme un levier proactif d’optimisation opérationnelle.

L’accord avec CANUT valide, d’une certaine manière, l’entrée de ces solutions plus avancées dans le périmètre des achats publics. Il faut se demander si les collectivités sont réellement préparées à intégrer une composante d’IA aussi profonde dans leurs systèmes de gestion, sans avoir une équipe interne dédiée à la gouvernance de ces agents intelligents.

Il faudra surveiller comment ce cadre d’achat va se traduire concrètement sur le terrain. L’échéance à observer, c’est celle des appels d’offres publics futurs, pour voir si l’attractivité des économies proposées par ce type de partenariat l’emporte sur la prudence qu’exige la gestion de l’innovation critique.

Sources