Un grand panneau solaire monté sur un chariot roulant est posé dans un jardin ensoleillé.

EcoFlow étend son offre solaire au-delà du petit balcon

L’intégration des appareils EcoFlow avec des plateformes domotiques comme Home Assistant devient de plus en plus fine. Des développeurs proposent des outils spécifiques, comme l’intégration tolwi/hassio-ecoflow-cloud, qui permet de surveiller et de contrôler les équipements via le broker MQTT de l’entreprise. Ces systèmes donnent accès à une grande quantité de données, allant du niveau de batterie aux températures des composants, selon le mode d’API choisi : officiel ou plus privé.

Le choix du mode API est crucial. L’API privée donne généralement plus de télémétrie et de commandes, mais elle n’est pas garantie lors des mises à jour d’EcoFlow. À l’inverse, l’API publique est plus stable, mais elle peut rapporter des champs de données moins complets ou avec un décalage temporel. Cette différence montre la tension entre avoir accès à toutes les données et garantir une interopérabilité solide.

L’évolution matérielle vers les installations plus grandes

Sur le plan matériel, EcoFlow élargit clairement son champ d’action au-delà du simple système de balcon. La Stream 5000, par exemple, se positionne comme un concurrent sérieux de la Solarbank 4 Pro d’Anker Solix. Cette nouvelle génération offre une capacité de stockage de 5 024 Wh et une capacité d’entrée solaire notable grâce à ses quatre MPPT, permettant d’absorber jusqu’à 5 000 Watts. L’objectif n’est plus seulement le petit espace ; l’offre vise désormais la zone de transition entre le système de balcon et une installation photovoltaïque de toiture plus conséquente.

Cette stratégie est appuyée par la différenciation des modèles. Tandis que la Stream 5000 est une unité tout-en-un, la Stream AC 5000 est destinée aux foyers possédant déjà une installation solaire, agissant comme un récepteur pour le surplus d’énergie via le réseau AC. Selon ComputerBase, la Stream 5000 est affichée à 1 599 euros en prix de vente conseillé, mais est disponible à partir de 1 499 euros.

Un toit de tuiles rouges est équipé de plusieurs panneaux solaires noirs, sous un ciel bleu dégagé.

La complexité des connexions et la granularité des données

Parallèlement aux avancées matérielles, le contrôle via des systèmes tiers devient très détaillé. Une autre intégration, shuette42/ecoflow-energy-ha, prend en charge une vaste gamme d’appareils, incluant le PowerOcean, le Delta 3 ou les Smart Plugs. Ce qui est notable, c’est la diversité des modes de connexion. En plus du mode Standard utilisant l’API développeur, un mode « Enhanced » permet une synchronisation rapide, avec des mises à jour pouvant arriver toutes les deux à quatre secondes en se connectant directement au compte EcoFlow. Pour les configurations spécifiques, une connexion locale via Modbus/TCP est disponible pour les PowerOcean triphasés, ce qui permet de fonctionner sans passer par le cloud.

Les données remontées sont très précises. Le PowerOcean seul peut fournir plus de 253 capteurs, et le Delta 2 Max en offre près de 94. Cette granularité permet de construire des tableaux de bord d’énergie précis, avec le calcul des kWh par méthode Riemann-sum incluant la détection des lacunes de données.

En parallèle, l’aspect physique évolue. La deuxième génération, comme la Stream 5000, abandonne le plastique pour un boîtier en aluminium, adoptant une forme plus élancée. Ce changement d’esthétique permet de réduire l’emprise au sol, un détail important pour ceux qui installent ces systèmes en milieu urbain contraint.

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