Une voiture conceptuelle de couleur beige, ressemblant à un futur véhicule électrique, est exposée dans un hall d'exposition.

Tesla arrête le Cybertruck pour accélérer la production de Cybercab

La production du Cybertruck de Tesla sera mise à l’arrêt autour du milieu de l’année 2027, a annoncé Elon Musk. Le PDG a précisé sur X que cette décision, prise à la Gigafactory du Texas, permettrait à l’entreprise d’augmenter la production de son Cybercab, ce dernier étant au cœur des ambitions de Tesla en matière de robotaxis.

Le pick-up, conçu pour concurrencer les bakkies traditionnels, n’a pas atteint les objectifs fixés. Les chiffres américains sont éloquents : le Cybertruck a vendu 20 237 unités l’an dernier, soit une baisse de 48 % par rapport aux 38 965 unités vendues en 2024. Rappelons que Musk avait initialement prédit un volume annuel de 250 000 unités.

Ce désengagement n’est pas une surprise pour certains observateurs. Andy Palmer, ancien PDG d’Aston Martin, avait déjà pointé du doigt le manque de logique à maintenir la production quand les cibles ne sont pas atteintes. De plus, les contraintes réglementaires internationales limitent sérieusement sa portée. Palmer a affirmé : « Toute région où vous avez une réglementation de collision prenant en compte l’impact sur les piétons, le Cybertruck n’ira pas, il ne peut pas y aller » (TechCentral, 2026).

Une voiture futuriste, ressemblant à un Cybertruck, roule la nuit sur une route sombre.

Le débat autour de ce véhicule a toujours été vif. Depuis son dévoilement en 2019, son design anguleux a suscité des critiques. Si le Cybertruck est parfois qualifié d’échec commercial, des analystes comme Felipe Munoz rappellent que d’autres pick-ups électriques américains ont également eu du mal à trouver leur public, car « les pick-ups électriques ne sont pas populaires aux États-Unis » (TechCrunch, 2026).

Le pari sur l’autonomie

L’arrêt de la production du Cybertruck est donc un réallouement stratégique des ressources. Le Cybercab, lui, est le fer de lance de la transformation de Tesla vers une entreprise d’intelligence artificielle et de robotique. Ce modèle, doté de portes en papillon et sans volant ni pédales, est présenté comme le véhicule autonome principal de l’entreprise.

Tesla a déjà commencé à proposer des trajets payants avec une petite flotte de Cybercabs à Austin en septembre. Néanmoins, ce déploiement reste sous surveillance, notamment de la part des régulateurs américains, qui attendent des précisions sur la conformité de l’auto-certification du Cybercab aux normes fédérales de sécurité automobile.

Wes Morrill, ingénieur en chef du Cybertruck, a insisté sur la continuité de l’expertise : « Le Cybertruck était une plateforme de développement technologique incroyable et elle vit à travers le Cybercab » (Reuters, 2026).

L’avenir de l’usine texane

Musk a qualifié le Cybertruck de « meilleur véhicule que Tesla ait jamais fabriqué » et cette fin de cycle d’« fin d’une ère », mais le sort exact de la production reste incertain. Aucune indication n’a été donnée sur un transfert de fabrication vers une autre installation. La Gigafactory d’Austin est, pour l’heure, le seul site connu pour posséder l’outillage spécialisé nécessaire aux composants uniques du Cybertruck. Il faudra surveiller comment cette transition sera gérée entre le démantèlement de la ligne de production du pick-up et l’accélération de la cadence des robotaxis.

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