Adaptateur USB-C corrige le problème de détection de puissance
Un petit adaptateur USB-C intégrant deux résistances de 5,1 kΩ parvient à alimenter les appareils qui ne respectent pas entièrement le protocole de détection de puissance. Selon blog.didierstevens.com, cette solution résout un problème rencontré lorsqu’un appareil, comme un ventilateur portable, ne reçoit pas les 5 volts attendus en se connectant à un chargeur USB-C standard. Le principe est simple : le standard USB-C n’envoie la tension sur la ligne VBUS qu’après avoir détecté la présence d’un appareil demandeur, grâce à un flux de courant entre les broches CC et la masse, ce qui nécessite des résistances côté appareil.
Le problème est que certains dispositifs, comme ce ventilateur, ne possèdent pas ces résistances, et ne déclenchent donc jamais la livraison de courant sur VBUS. En revanche, avec l’ancien standard USB-A, la puissance est toujours disponible sur le port, quelle que soit la présence d’un appareil.
L’adaptateur trouvé par l’auteur possède une configuration mâle et femelle et intègre ces deux résistances, fournissant ainsi l’information nécessaire à la source d’alimentation pour qu’elle délivre les 5V requis, permettant ainsi l’utilisation de ces équipements « non conformes » avec une source USB-C classique. Il est toutefois précisé que cet adaptateur ne doit être utilisé qu’entre une source et un puits de courant non conforme ; connecter deux sources ensemble pourrait entraîner des comportements imprévus, car les sources ne sont pas conçues pour absorber de l’énergie.

Les subtilités des instruments de mesure
Au-delà des préoccupations d’alimentation électrique, les tests sur la nature des matériaux montrent aussi la sophistication des instruments de mesure. L’auteur de blog.didierstevens.com a récemment utilisé un détecteur de radiation Radiacode 103 pour analyser des électrodes de soudage WT20, qui contiennent 2 % de thorium, un élément légèrement radioactif. L’analyse sur une période de trois heures a permis de capter cette émission.
Cette expérience contraste avec d’autres analyses sur la radioprotection. Par exemple, une mesure effectuée sur du verre d’uranium, bien que le compteur Geiger–Müller initial n’ayant rien détecté, a montré une différence avec le Radiacode 103. Ce dernier, utilisant un cristal de scintillation, est capable non seulement de détecter les événements d’ionisation, mais aussi d’en mesurer l’énergie, exprimée en keV. Cela donne une granularité d’information bien supérieure au simple mode binaire d’un tube GM.
La pérennité des outils fondamentaux
Il est intéressant de noter que la pérennité des outils open source est un facteur de stabilité technologique. L’auteur mentionne, après vingt ans, que l’outil Audacity, utilisé pour les tests auditifs, fonctionne exactement comme il l’a fait au départ. Il a pu tester des fréquences jusqu’à 14 kHz en 2006, et aujourd’hui, il peut encore entendre des tons jusqu’à 8 kHz avec le même logiciel.
Le fait que ces systèmes, qu’il s’agisse de la gestion des protocoles de charge ou de la mesure de rayonnements, nécessitent des composants très précis, rappelle que sous les interfaces modernes, la physique et les spécifications électroniques restent le socle de toute avancée.
Sources
- Didier Stevens, blog.didierstevens.com
- Wireshark 5.0.0rc1 Release, (Sat, Oct 31st), SANS ISC, 31 octobre 2026
Crédits photo
- Image en une : Black charging cable type USB-C plugs 04, par Chenspec, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (recadrée)
- Image dans l’article : Black charging cable type USB-C plugs 11, par Chenspec, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (recadrée)