Gros plan d'un volant de course haut de gamme connecté à un clavier d'ordinateur portable moderne, sur un bureau en bois sombre.

LibreCorsa, simulateur de course F1 open source dans le navigateur

LibreCorsa permet de piloter des prototypes de Formule 1 et des voitures GT3 directement depuis un navigateur web, sans avoir à télécharger de client logiciel. Ce simulateur open source intègre des dynamiques de corps rigides à 500 Hz et un modèle de pneus thermique poussé. Il propose quatre circuits, dont le Rwanda International Circuit, qui est fictif mais très détaillé.

Ce projet, décrit comme une initiative indépendante de fans, affiche une ambition technique notable. Il n’est affilié ni à la FIA, ni à la F1, ni à des équipes ou des circuits. Le simulateur gère des surfaces de piste très précises – route, accotement, herbe, gravier – chacune dotée de propriétés de friction et de résistance au roulement spécifiques. Les accotements, par exemple, sont modélisés avec une crête de 32 mm et un ripple de 4 mm, ce qui se ressent via le retour de force.

La modélisation des pneus est particulièrement riche. Elle utilise une courbe de glissement de type Pacejka, intégrant un modèle thermique à neuf nœuds pour déterminer la fenêtre de grip, la pression idéale du carcasse, et simuler l’usure. On y trouve des slicks souples, des intermédiaires et des pneus pluie qui gèrent l’aquaplaning en fonction de la profondeur de l’eau.

Vue de dessus d'une table avec des modèles réduits de voitures de course, une tablette affichant une carte de circuit et des notes techniques.

Les spécificités techniques du pilotage

En matière de châssis, le système repose sur une cinématique à double triangle, avec des ressorts, amortisseurs, et des éléments anti-roulis. Le logiciel intègre un différentiel à glissement limité avec précharge et des freins thermiques dont la friction des plaquettes varie avec la température. Les aérospoilers sont sensibles à la hauteur de roulis, et le système prend en compte la densité atmosphérique corrigée en altitude. Les voitures sont équipées de systèmes de gestion thermique pour les freins.

En termes d’expérience de conduite, le simulateur offre des niveaux de réalisme allant de « Casual » à « Full ». Il permet également de gérer des conditions météorologiques dynamiques, allant de clair à forte pluie. Le film d’eau se construit et s’évapore, et les lignes de course s’usent au fur et à mesure des passages, ajoutant une couche de réalité dynamique.

De la simulation au multijoueur

Le côté ludique est renforcé par les courses contre l’IA. Celle-ci peut être réglée de « Rookie » à « Alien » et apprend les points de freinage et les vitesses d’apex sur chaque virage. Les outils de pratique sont complets : chronométrage sectoriel, fantôme de votre meilleur tour enregistré dans le navigateur, et une simulation instantanée de 90 secondes avec des caméras libres.

Pour les rencontres en ligne, le système fonctionne en pair-à-pair via WebRTC, sans serveur de signalisation. Les voitures des autres joueurs sont prédites en fonction du délai mesuré, assurant une interaction fluide. Le projet repose sur une fondation technologique solide, utilisant Next.js, React, et Three.js pour le rendu 3D. Les développeurs ont également mis en place un tableau de bord en ligne via Supabase pour enregistrer les meilleurs tours, bien qu’une configuration soit nécessaire pour cette fonctionnalité.

Sources