Vue aérienne d'une façade de bâtiment de bureau moderne et minimaliste sous un ciel couvert.

Anthropic : plus de 90 % de son code rédigé par Claude

Le directeur financier d’Anthropic, Krishna Rao, a récemment révélé que plus de 90 % du code de l’entreprise est désormais rédigé par Claude, l’un de ses modèles d’IA. Cette statistique, partagée lors d’un épisode du podcast Invest Like the Best, place Anthropic à l’avant-garde d’une course aux records d’automatisation du développement. Si le chiffre est stupéfiant, il ne s’agit pas seulement de lignes de code ; Claude est utilisé bien au-delà, agissant presque comme un « collègue numérique » au sein de l’entreprise.

L’impact de cette intégration dépasse la simple programmation. Rao a précisé que l’IA est sollicitée dans le département financier, où elle est capable de produire des états financiers et de préparer le bilan mensuel de l’entreprise jusqu’à 90 à 95 % de complétion. Il y a là une démonstration de l’IA non pas comme un outil ponctuel, mais comme un accélérateur de processus métier complet.

L’impact sur l’organisation et les effectifs

Face à une telle augmentation de la productivité, on pourrait s’attendre à une vague de suppressions d’emplois, mais Rao avance une thèse inverse. Il affirme que parce que Claude agit comme un « accélérateur de productivité », Anthropic a au contraire recruté davantage de personnel. Selon lui, l’équipe grandit, mais chaque nouvel arrivant est immédiatement plus performant grâce à sa capacité à optimiser l’usage de Claude en interne. Cette idée résonne avec ce que d’autres entreprises semblent observer, bien que le contraste avec les licenciements massifs observés dans des entreprises comme Meta ou Amazon reste marqué.

En comparaison, d’autres géants du secteur ont déjà communiqué des pourcentages impressionnants. Google a déclaré que 75 % de son code est produit par des agents d’IA, un bond significatif depuis ses chiffres antérieurs. Microsoft, de son côté, indique que 20 à 30 % de son code est désormais « écrit par le logiciel ». Ces données ne sont pas toujours directement comparables, car certaines se réfèrent au code neuf, d’autres au code livré ou simplement assisté.

Gros plan macro sur une tablette affichant du code complexe en néon bleu sur fond sombre.

La transformation méthodologique dans les entreprises

La transformation n’est pas propre à Anthropic. Jasper, par exemple, qui fut l’une des premières entreprises à commercialiser l’IA générative, a radicalement changé son approche. Timothy Young, son PDG, explique que l’entreprise est passée d’une méthodologie classique de développement SaaS à une configuration où « presque 100 % de notre code est écrit par des agents ». Chez Jasper, les ingénieurs se concentrent désormais sur des décisions d’architecture et de jugement, plutôt que sur la rédaction de blocs de code spécifiques.

Cette tendance est palpable chez d’autres acteurs. Snap annonce que plus de 65 % de son nouveau code est généré par l’IA, tandis que Chime rapporte une augmentation fulgurante, passant de 29 % à 84 % d’assistance IA dans le code livré en seulement quatre mois. Chez DoorDash, Tony Xu estime que le chiffre est « bien au-delà de la moitié ».

L’attention se porte désormais sur la robustesse de ces architectures pilotées par l’IA.

Sources