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Clavier mécanique haut de gamme sur une table en bois sombre avec une ombre prononcée.

Cognition lève plus de 2 milliards de dollars à 48 milliards de dollars

Cognition a levé plus de 2 milliards de dollars, portant sa valorisation à 48 milliards de dollars. Cette levée de fonds a été menée par Andreessen Horowitz et Accel, qui rejoignent des investisseurs existants tels que Founders Fund, General Catalyst et Avenir, selon Cognition. L’entreprise, fondée en 2024, vise à transformer la manière de concevoir le logiciel en faisant évoluer les ingénieurs vers un rôle d’architecte, déléguant l’exécution à des « essaims d’agents ».

L’idée est simple : la demande de logiciels dépasse notre capacité à les construire. Même les équipes bien dotées laissent des produits inachevés ou reportent des mises à jour critiques faute de temps d’ingénierie. Cognition veut changer cela en permettant aux ingénieurs de définir les objectifs, tandis que les agents prennent en charge le travail d’exécution.

La croissance de l’adoption de Devin est rapide. Cognition indique que son revenu courant (run-rate revenue) est passé de 492 millions de dollars en mai à près de 900 millions de dollars. L’agent est déjà utilisé par des entreprises de premier plan, travaillant sur la conception de puces chez NVIDIA, l’aviation chez GE Aerospace, les services financiers chez Citi, l’automobile chez Mercedes-Benz et l’infrastructure IA chez Modal.

Personne de dos devant une station de travail multi-écrans affichant du code complexe.

Les capacités de Devin évoluent vers plus d’autonomie. L’agent peut désormais prendre des actions plus proactives. Par exemple, Devin Auto-Triage peut effectuer une première investigation d’incident, et Devin Security Swarm est capable de trouver et de trier des vulnérabilités. De plus, les automatisations permettent aux équipes de configurer des tâches à partir d’événements sur Slack ou GitHub, sans avoir à ouvrir un chat pour chaque petite mission.

La stratégie de l’entreprise insiste sur son indépendance. Cognition se présente comme un laboratoire d’agents autonome, ce qui lui permet de choisir et de combiner les modèles les mieux adaptés à la tâche, évitant ainsi de lier les clients à un seul fournisseur. Cette approche est appuyée par une expansion géographique : en plus de ses sièges à San Francisco, New York et Austin, l’entreprise a ouvert des bureaux à Washington, D.C., Tokyo, Singapour, Londres, São Paulo et Madrid.

Au-delà de cette levée, le secteur des agents de codage est en pleine effervescence. The Next Web rapporte que des offres pour Cognition atteignaient jusqu’à 70 ou 80 milliards de dollars, bien que ces discussions fussent encore préliminaires. Ce mouvement intervient dans un contexte où des concurrents ont été rachetés, comme l’acquisition de Cursor par SpaceX en juin.

Les dirigeants prévoient que la prochaine étape verra une autonomie accrue. Les agents deviendront par défaut proactifs, le logiciel s’améliorera par lui-même, et l’allocation des ressources de calcul sera intelligente, orientant les budgets vers les cas d’usage ayant le plus d’impact. L’ingénieur humain se verra alors davantage comme un stratège définissant les buts, laissant aux agents la charge d’y parvenir.

Sources