# Délais de règlement des prêts : progrès et enjeux de l’automatisation

_Publié le 3 novembre 2026 — https://ip73.fr/2026/11/03/delais-de-reglement-des-prets-progres-et-enjeux-de-l-automatisation/_

En 2024, l'ambition de la Loan Market Association (LMA) était de réduire les délais de règlement de 25 %. Cependant, les données publiées par blog.lma.eu.com montrent que le marché a progressé : en comparant 2024 à 2023, les délais ont chuté de 10 % en moyenne et de 11 % en médiane. Malgré ce mieux, atteindre l'objectif initial reste difficile, car l'augmentation des volumes d'activité primaire et de refinancement pèse sur le système.

Les chiffres du quatrième trimestre confirment cette tendance : les médianes de Q4 (27,31 jours) et de Q2 (27,36 jours) se classent parmi les meilleures depuis le début de la collecte des données. Mais, comme le souligne l'association, se focaliser sur un seul trimestre est trompeur ; des pics d'activité, comme en troisième trimestre 2024, sont récurrents. Pour avancer, les acteurs du marché doivent affiner leurs processus sans compromettre les contrôles.

## Vers une responsabilisation accrue sur les délais

Un autre point de discussion majeur concerne la compensation en cas de retard imputable à une partie. La proposition de compensation différée fondée sur la faute secondaire, discutée depuis des années, vise à instaurer un niveau de responsabilité clair. Si une partie ne respecte pas ses obligations dans les temps, cette proposition pourrait lui être opposée. Paul Taylor, responsable des opérations à la LMA, indique que cela « incite à un certain niveau d'engagement de la part de l'acheteur et du vendeur » (blog.lma.eu.com).

Pour accélérer ces processus, l'association insiste sur deux piliers : la technologie et l'éducation. Face à la croissance continue des volumes, il ne suffit plus de recruter ; il faut adapter les outils. C'est dans ce contexte que les initiatives technologiques, comme celles explorées par Nammu21 avec Google Cloud, prennent tout leur sens.

## L'automatisation du cycle de vie des prêts par DLT

Le marché des prêts syndiqués, souvent ralenti par des processus manuels et l'interprétation fragmentée des accords légaux, est une cible naturelle pour la digitalisation. Google Cloud détaille comment Nammu21 utilise son environnement GCUL pour transformer les documents de crédit personnalisés en actifs programmables.

L'idée centrale est de traduire chaque clause contractuelle en un Instrument de Crédit Numérique (DCI). Ce DCI cartographie toutes les conditions d'un prêt — critères d'éligibilité, consentements, mécanique opérationnelle — directement dans le registre distribué permissionné GCUL. L'objectif est de passer d'un délai de règlement moyen de 42 jours pour les prêts par/proches de par, tel que mentionné dans une analyse de la LMA (Source 2), à une finalité quasi instantanée.

Cette approche utilise le langage gculpy, un sous-ensemble statiquement typé de Python, permettant de coder la logique financière complexe de manière auditable. Contrairement aux réseaux publics, GCUL offre un contrôle strict sur l'accès aux données, résolvant le problème des actifs non sollicités.

Pour ces professionnels gérant des transactions importantes, avoir une source de vérité unique et immuable, accessible de manière permissionnée par toutes les parties prenantes (banque agent, emprunteur, prêteurs), est essentiel. La LMA, quant à elle, prépare d'ailleurs une Conférence des Opérations en juillet 2025 afin d'explorer ces dépendances de marché et les efforts collaboratifs nécessaires pour atteindre ces objectifs de vitesse.

## Sources

- [Challenging the Timeline Issue No. 4 - LMA- Loan Market Association](https://blog.lma.eu.com/challenging-the-timeline-issue-no-4/), blog.lma.eu.com
- [How Nammu21 automates syndicated loans on Google Cloud Universal Ledger](https://cloud.google.com/blog/topics/financial-services/how-nammu21-automates-syndicated-loans-on-google-cloud-universal-ledger/), Google Cloud, 3 novembre 2026
